Mise à pied

Avant de procéder à un listing pas du tout exhaustif de conseils « mise à pied », j’avise que : Jamais, jamais, à moins de s’appeler Donald Trump – je m’abstiens ici de nommer un équivalent lôcal – jamais, virer un employé sera agréable ou facile. Peu importe les trucs et astuces. Jamais!

Au mieux, on finira par comprendre qu’on rend souvent service, autant à l’employé remercié qu’à l’équipe qui le côtoie. Au pire, on vivra à chaque fois avec trac et culpabilité. J’ajouterais que plus on traitera la démarche de manière trop « personnelle », plus les malaises seront grands.

Passage à l’acte.

- On s’assure, deux fois plutôt qu’une, que nos raisons sont claires, simples et solides.

Voici une citation, plus actuelle que jamais, tirée Nicolas BoileauL’Art poétique (1674) : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Oh que Soeur Marguerite serait fière de moi !

- On met à pied discrètement. Au-delà du basique « pas devant les collègues », on évite de consulter ici et là. On gagne d’ailleurs zéro crédibilité quand on dit que « TOUTE l’équipe partage mon opinion ».

- On agit vite. Bien des gens sur le point de perdre leur job le sentent. Ou ils savent carrément. Rien ne sert de trainer.
nb : Le fait qu’ils ne démissionnent pas ne veut pas dire qu’ils n’ont pas conscience de la situation. Parfois ils espèrent, souvent ils sont confus, parfois ils profitent de nos peurs.

- On est bref et concis. Court et très factuel bilan avec l’employé. Les plus, les moins, le pourquoi de la décision. Pour que l’employé comprenne que la démarche est réfléchie, donc moins discutable.

- On remercie pour la contribution. On le fait parce qu’on le pense. Et pour les meilleures traces laissées, chez nous comme dans le marché. Et on se souvient que trop c’est comme pas assez.

- On n’oublie pas d’écouter. Les questions et les inquiétudes. Faut être prêt à répéter les motifs de la mise à pied, en s’en tenant à la raison principale.
Il est souhaitable aussi d’être prêt pour l’aspect administratif : date de terminaison souhaitée, avis de cessation ou dédommagement, calcul des vacances dues, etc.

- Un dernier point, qui va selon, on peut discuter de la manière dont l’information sera communiquée à l’équipe et au sein de l’entreprise.

La mise à pied est un acte aussi crucial que celui d’embaucher. Tous deux, selon la qualité de leur déroulement, ont un impact sur la confiance des employés dans leur employeur, ainsi que sur l’énergie générale au sein de l’organisation. Tous deux ont un impact sur la productivité.

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En extra :

D’autres mots sur la mise à pied :
Letting people go with transparency and dignity.

Workoholics aren’t heroes. They don’t save the day, they just use it up.

The real hero is already home because she figured out a faster way to get things done.

REWORK.
the book.

Nos conditions

Certains vont favoriser les conditions au moment de choisir leur job. Très souvent on m’a dit avoir accepté un poste parce que le salaire, les vacances, le bonus, étaient « tellement top ! ». On me racontait ça en me demandant de l’aide pour changer…quand je chassais.

Personnellement, je crois qu’il n’y a rien de mal à prioriser l’argent, ou les conditions au sens large. Par contre, faut pas se surprendre si après quelques mois, on sent qu’il manque quelque chose. Le vrai mal se trouve plutôt dans les histoires qu’on se raconte, pour mieux vivre avec nos choix. Si ce qu’on souhaite le plus au monde est de se réaliser et de vivre une passion professionnelle, c’est ce qu’on doit chercher. Si on préfère une forme de sécurité ou de confort, voilà ce qu’on doit cibler. Et si on veut les deux, ben on devra juste chercher un peu plus longtemps.

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En extra :

Dans la catégorie – anecdote inspirante pour qui veut suivre son coeur : Take the plunge.

Vingt fois sur le métier

Ceux qui aiment leur boulot et qui arrivent à le réinventer possèdent le don de m’émerveiller. Quand en plus ils savent se raconter, ils peuvent me garder captive pendant des heures.

Heureusement, les internets rendent possible la découverte d’encore plus d’histoires. Comme celle des frères Mast – passionnés de voile, de voyages, d’artisanerie et de chocolat – absolument tout de leur projet me séduit.

We get excited everytime we show up to work with new ideas and about how crazy we are to actually go after them.

The Mast Brothers from The Scout on Vimeo.

Manuel ou non, le travail bien fait mérite qu’on s’y attarde. Qu’on le polisse, qu’on efface et qu’on recommence ce qui doit l’être. Ainsi, vingt fois sur le métier on remettra notre ouvrage.

Vingt fois c’est peu, quand on fait ce qu’on aime – qu’on aime ce que l’on fait.

No liste pour 2012

Une liste de résolutions – me remettre au tennis, finir chambre à coucher, équilibrer vie perso, plus de clients, moins d’impatience – au cours d’une année qui en a déjà son lot, c’est pour moi une liste de trop : no liste pour 2012.

J’ai toutefois fait mon bilan de l’année 2011.
Pour :
- constater que mon travail est une source de satisfaction encore plus grande que j’aurais pu l’espérer, evermerci à mes clients
- réaliser que ce blogue est lu et référé plus que j’aurais pu le planifier – merci aux lecteurs
- apprécier le flow entre le boulot et la famille
- et enfin, reconnaître la liberté et l’intégrité professionnels que me procure le travail autonome

Bien sûr, mon bilan est en lien avec ma liste de résolutions du 1er janvier 2011. Cela dit, ce sont davantage mes aspirations claires et les actions qui en ont résulté, que les √ sur une to-do-list, qui expliquent mon contentement.

Pour la nouvelle année qui débute, je vous souhaite de l’amour. À profusion. De l’amour pour tous ceux qui vous entourent et de l’amour pour ce que vous faites.

Je vous souhaite aussi une vision. Assumée. De la couleur et de la grandeur qui vous font vibrer. Ainsi, les mots et les actions suivront, ils s’inscriront dans votre flow.

Belle et heureuse 2012 !

Voir autrement

La fin d’année approche avec son incontournable heure des bilans, au travail comme ailleurs. En janvier, le nombre d’employeurs qui décideront de virer l’un ou l’autre de leurs employés, n’aura d’équivalent que le nombre d’employés qui souhaiteront changer de boulot.

Et si on tournait la lunette de bord et qu’on changeait d’angle, question de voir autrement ?

Pour les boss, ça signifierait de gérer différemment, un peu à la fois suffit. Je sais, même un peu c’est un stretch. Mais Einstein l’a dit – pour obtenir des résultats différents, il faut agir autrement. La même recette s’applique à l’employé qui n’est pas content.

L’exercice touche un thème qui m’est très cher – puisqu’il vient de mon père – la responsabilité. Pas le sentiment de culpabilité avec lequel on le confond souvent, qui est lourd et agressant.

Être responsable de la satisfaction qu’on retire de son travail, de la performance de ses employés, du bonheur avec son conjoint, de la vie en général, c’est assumer notre mandat face à nous-mêmes de transformer nos inconforts en leur opposé. Notre sens des responsabilités contribue donc à nous élèver et non à nous écraser.

D’autant plus que la vraie affaire, c’est que tout ce qu’on ne règle pas finit par nous suivre – peu importe où on atterrit et avec qui. Ça, c’est le temps qui nous le dit, d’où les bilans.

Sur ce, je souhaite un temps des fêtes fabuleux, à tous ceux m’ont touchée, appréciée, challengée, en cette année 2011 qui pour ma part, se termine sur une note de contentement. Précieux.
Merci !

Joyeux noël et see you en 2012 !

ps : oui oui, la photo c’est notre sapin – version autrement.

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En extra :

Mon petit guide pour employés responsables : Vilains patrons.

voir. vraiment.

weberies d’une conseillère en gestion des talents

Tranches de web traitant de la gestion des talents : spécial gen Y.

Changer de perspective ?
« conversations are usually about acclimating Millennials to a current system – but the best way to approach the Millennial conundrum may be to think about the inverse »
Are we asking the right questions about millenials ?

Éternels clash générationnels :
« So, what’s behind the disconnect between Gen Y perceptions and realities? To quote Tevye from Fiddler on the Roof (using a reference Boomers should be familiar with) “I’ll tell you in one word: tradition. »
Millennials in the workplace : solving the « Gen Y problem »

Propos très intéressants – merci Xavier Blais – au sujet d’un trait des Y dont on parle peu et que j’observe chez un grand nombre : sont vendeurs !
Je tends à croire qu’aux Québec l’entrepreneuriat ne boomera pas pour autant, mais ça demeure une caractéristique fort intéressante à solliciter, chers employeurs :
The entrepreneurial generation

Résumé d’enquête sur les Y et leur monde du travail – du télétravail ? – infographic :
Work from home. End of office?

En conclusion :
Un oeil sur les C – connectivité, communication, collaboration – la génération que les Y auront à gérer. Miroir, miroir.
Your future employee in 2030 : Are you ready?

Talents durables

Gérer les talents en tenant compte d’une vision à plus long terme tout en considérant ce mode d’emploi favorisera leur efficacité et leur durabilité.

Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

- Rapport Brundtland, 1987