Nos a priori

Toute communication entre deux personnes est subjective. Nos idées et nos mots passent par des filtres aussi variés que complexes : le choix de mots, mon degré de précision, le très grand filtre de mon histoire. Sans oublier celui de mes émotions, right now.

Pour en rajouter, les mêmes données sont conjuguées par mon interlocuteur. Il reçoit mes a priori via ses propres lentilles. Complexe tu dis !

Biais, filtre, lunette… l’objectivité n’existe pas. Nos contacts humains : les amoureux, les professionnels,  les formels, intimes, longs, brefs, tous sont teintés par nos subjectivités.

C’est donc ainsi chargé qu’on se présente comme boss à tous les matins. Ou à titre d’employé. Comme employeur potentiel aussi, devant des candidats qui s’introduisent avec leur bagage à eux.

Pour moi, un recrutement juste et efficace, n’a rien à voir avec la quête d’un absolu. L’absolu est rigide et l’intuition y trouve difficilement sa place. En bref, le recrutement s’optimise lorsqu’on précise nos attentes (objectivité) en tenant TOUJOURS compte de nos filtres (subjectivité).

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À la hauteur de ses talents

À force de faire partie de la vie de gestion de mes clients, une chose bien simple s’est confirmée : boîte, studio, atelier, agence, chaque shoppe est aussi bonne que les talents qui y travaillent.

Quand on rafle des prix, qu’on se fait accorder de plus gros mandats, quand une entreprise conquiert de nouveaux marchés, augmente son chiffre d’affaires, que les services ou produits se démarquent en performance, c’est qu’on vibre à la hauteur de ses talents.

Ceux qu’on choisit, qu’on encadre, qu’on développe. Ceux qu’on inspire et qu’on contamine avec son projet d’affaires. Ceux pour qui s’alignent les conditions favorables, pour qu’un talent à la fois, tous nivellent vers le haut.

C’est ça ma job finalement : aider les dirigeants d’entreprises créatives, à niveler vers le haut.

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Mise à pied

Avant de procéder à un listing pas du tout exhaustif de conseils « mise à pied », j’avise que : Jamais, jamais, à moins de s’appeler Donald Trump (je m’abstiens ici de nommer un équivalent lôcal) jamais, virer un employé sera agréable ou facile. Peu importe les trucs et astuces. Jamais!

Au mieux, on finira par comprendre qu’on rend souvent service, autant à l’employé remercié qu’à l’équipe qui le côtoie. Au pire, on vivra à chaque fois avec trac et culpabilité. Pis ça va passer. J’ajouterais que plus on traitera la démarche de manière « personnelle », plus les malaises seront grands.

Passage à l’acte.

1- On s’assure, deux fois plutôt qu’une, que nos raisons sont claires, simples et solides : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément »

(citation, plus actuelle que jamais, tirée de L’Art poétique (1674).

2- On met à pied discrètement. Au-delà du basique « pas devant les collègues », on évite de consulter ici et là. On gagne d’ailleurs zéro crédibilité quand on dit que « TOUTE l’équipe partage mon opinion ».

3- On agit vite : de toute manière, la majorité des gens sur le point de perdre leur boulot le « savent ».
Le fait qu’ils ne démissionnent pas ne veut pas dire qu’ils n’ont pas conscience de la situation. Parfois ils espèrent, souvent ils sont confus, parfois ils profitent de nos peurs.

3- On est bref et concis. Court et très factuel bilan avec l’employé. Les plus, les moins, le pourquoi de la décision. Pour que l’employé comprenne que la démarche est réfléchie, donc non discutable.

4- On remercie pour la contribution. On le fait parce qu’on le pense.  Ça favorise une meilleure empreinte,  à l’interne et dans le marché. Aussi, on garde à l’esprit que trop c’est comme pas assez.

5- On n’oublie pas d’écouter. Les questions et les inquiétudes. Faut être prêt à répéter les motifs de la mise à pied, en focussant sur la raison principale.
Il est souhaitable d’être prêt pour l’aspect administratif : date de terminaison souhaitée, avis de cessation ou dédommagement, calcul des vacances dues, etc. mais préférable que ces aspects soient abordés à un autre moment.

6- Un dernier point, qui va selon, discuter de la manière dont l’information sera communiquée à l’équipe et au sein de l’entreprise.

La mise à pied est un acte aussi crucial que celui d’embaucher. Tous deux, selon la qualité de leur déroulement, ont un impact sur la confiance des employés dans leur employeur, ainsi que sur l’énergie générale au sein de l’organisation. Tous deux ont un impact sur la culture et la productivité.

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en extra :

D’autres mots sur la mise à pied :
Letting people go with transparency and dignity.

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Inspirer, OUI. Gérer, mmouain.

Même le plus allumé et enthousiaste des employés a besoin de connaître ce qu’on attend de lui. Des fois. Même les visionnaires les plus inspirants et limpides doivent prendre soin de préciser leurs attentes. Plus souvent qu’ils ne le croient.

Aborder cet aspect de leurs responsabilités avec des dirigeants est très instructif. Ce qui ressort pour beaucoup : Inspirer, OUI. Gérer, mmouain. Le premier acte les allume, le second vient avec toutes sortes de freins.

Certains, sans trop savoir, sont allergiques à l’idée de gérer les employés. Alors ils contournent : « Il est où le sens de l’initiative ? On n’a jamais eu besoin de me dire quand je dois livrer à moi, et encore moins dans quelles conditions. »

Le fait est que pour l’entrepreneur, c’est son projet d’affaires qui joue le rôle de patron. Ses clients, sa survie d’entreprise, son ego… Il peut être tellement pris par ces enjeux qu’il ne réalise pas que ses employés ne carburent pas aux mêmes éléments que lui.

Sous cette négligence de la gestion pointe souvent un inconfort avec l’autorité. Un dirigeant, ça n’a pas de boss. Si éviter d’en avoir un n’était pas dans sa liste de motivations pour lancer sa business, l’idée de se trouver de nouveau sous les ordres de quelqu’un a souvent été une des raisons pour ne pas la fermer.

Cet inconfort, inné ou acquis, fait en sorte que certains dirigeants – une majorité à l’esprit très créatif dans mon univers clients – se trouvent paralysés ou en déni quand vient le temps de gérer.

Communiquer les attentes, demander des comptes, suivre la performance, ajuster le tir, etc : Imposer ce qu’ils évitent pour eux-mêmes est définitivement paradoxal. Il y a parfois la crainte de déplaire qui s’ajoute en étant THE BOSS, mais ça, c’est un autre thème.

En ultra simple :
Les boss qui n’aiment pas les boss n’aiment pas être bossés, et ils aiment encore moins jouer au boss.

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En extra :

Pour lire sur les nuances dirigeant / gestionnnaire – réalité double incontournable quand on est dans une petite entreprise :
« Managers ask about execution. Leaders ask about direction. »
Stop asking stupid questions.

Et si vous êtes capable d’en prendre encore – sur le rôle de gestionnaire :
The 40 hats all managers wear, plus one.

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Astuces recrutement

J’ai un gros faible pour le recrutement, vu mon passé. Aussi, parce que je crois que l’évolution d’une boîte repose sur les talents qu’elle choisit. Encore plus vrai pour mes clients qui sont de très petites entreprises en croissance ; les employés sont une part importante de leur fondation.

Les amis de vos employés sont vos prochaines recrues.

Je parle du ou des employés qui saisissent votre mission, font évoluer votre vision, adhèrent à vos valeurs. Cet employé qui a été fonctionnel au jour 1. Bon, il a dû apprendre les rouages, mais il était « tellement à sa place, tout de suite ! »

Grâce à ce fit naturel, il s’est développé plus rapidement que la moyenne. Parce qu’il a vite assimilé votre langage, vos clients ont à peine noté sa nouveauté. Et bien sûr, ses quelques différences étaient juste assez bien dosées pour donner un nouveau souffle à l’équipe.

Cet employé là, c’est lui qui devrait vous mener vers vos prochaines embauches. L’idée est de surfer sur le proverbe « qui se ressemble s’assemble » : les individus ayant des caractéristiques similaires, souvent s’associent.

On cerne ce qu’on cherche, compétences, expérience, etc, et on le communique à l’employé élu. On mise ensuite sur le principe que chacun reconnaît plus facilement chez l’autre les qualités et les défauts qu’il possède lui-même.

Je répète, il est plus naturel de voir chez les autres ses propres traits de caractère. Si on suit le raisonnement, ne pas posséder certains qualificatifs peut nous limiter dans notre capacité à les détecter chez les candidats rencontrés.

Quand vous aurez en main une liste de noms : ne pas envoyer votre description de poste par courriel. Prenez plutôt le téléphone et entamez une conversation remplie d’humanité : centrée sur la personne que vous approchez. Rapidement, vous saurez si une rencontre est souhaitable. Rendus là, les processus de séduction et de vente pourront être mis à l’oeuvre.

Si jamais vous ne trouvez personne au sein de votre équipe qui mérite un clônage, et ce, malgré l’épuration de vos critères, tout porte à croire que vos enjeux se situent bien au-delà du poste que vous souhaitez combler.

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En extra :

Un billet tout simple, qui décrit le genre d’employé que je chercherais, si j’avais ma shoppe : Hire people who come to work with broken legs.

Autres trucs de recrutement : Chasse de têtes 101 et Chasse de têtes 201.

LE temps over le timing

Timing is everything” : le timing est tout. C’est beaucoup tout, me semble. L’expression implique que certains événements doivent être au rendez-vous pour qu’on agisse. On ne sait pas trop comment ni combien, mais ça viendra pas de nous en tout cas.

Quand je regarde les gens tarder, parfois à l’infini, à prendre des décisions importantes, voire essentielles à leur mieux-être, qu’ils expliquent en quoi le timing n’est pas bon : “même si j’le sais que ce serait la meilleure chose pour moi !” peux pas m’empêcher de trouver la notion de timing nuisible. Encore plus lorsqu’elle sert d’excuse déguisée.

Pas le bon moment pour changer de job, pour dire à son patron que son approche ne convient pas, pour annoncer à un employé qu’il n’aura pas sa promotion ou son augmentation. Pas le bon moment pour lancer son projet, écrire un blogue, quitter son conjoint, mettre à pied un employé. Says who donc ?

Si j’avais été à la remorque du timing, garanti que j’aurais pas eu d’enfants. J’aurais jamais changé de job et je serais loin d’être à mon compte aujourd’hui. Je serais fumeuse, pas yogi, ni apprentie joggueuse.

La loi du timing repose sur le pouvoir qu’on donne aux gens, aux conditions et/ou aux événements, de décider à notre place. C’est l’inverse de s’écouter et de prendre du temps pour se comprendre, pour sentir qu’il est temps. Pas évaluer si le moment est bon ou mauvais, reconnaître LE temps. C’est aussi là où l’intuition et le gros bon sens prennent le dessus sur notre aptitude à faire des plans et à calculer.

Inutile de vous dire que je suis une partisane du temps over le timing. Sur ce, je m’enligne sur mes vacances. Définitivement LE temps que j’en prenne ! Pour ce qui est du timing

Inspirer

Tous les patrons se le font dire, de toutes les manières et en toutes circonstances, savoir inspirer est essentiel. Parce que des employés inspirés, c’est bon pour l’énergie, l’ambition, la loyauté, c’est bon pour la business!

On a tendance à garder ce discours exclusif aux gestionnaires. Pourtant, l’inspiration est comme le leadership, elle n’a rien à voir avec le titre. C’est une manière d’être, de savoir être présent et de communiquer.

Dans cet esprit, je puis vous assurer, ô employés, que lorsqu’un dirigeant me parle d’un de ses employés inspirant – pas dans ces mots précis évidemment – il lui accorde toujours une attention particulière. Il le prend comme référence, le cite et il considère ses idées plus attentivement. En fait, il l’affectionne.

Inspirer son boss ne veut pas dire le challenger à tous instants, bien qu’une fois de temps en temps ne fasse pas de tort. Ce n’est pas être un hyper performant, ce qui ne nuit pas non plus. L’inspiration est moins tangible, elle implique une énergie, elle suscite de l’intérêt, une certaine curiosité et elle génère du respect.

Inspirer son boss est une manière de se tailler une place de choix, bien sûr, mais c’est surtout une occasion de contribuer à l’ensemble de l’organisation. Si on sait éveiller une personne, les chances sont grandes que d’autres suivront.

Pour y arriver, on doit savoir communiquer qui on est et ce qui nous allume. Il faut sentir une réelle envie de partager et bien sûr, prendre le risque de s’exposer.

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En extra :

L’inspiration comme une contribution : Give and get.

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Prises de références payantes

Je reviens à la charge sur l’importance de prendre des références, mais cette fois, à l’aide d’incitatifs auxquels on pense moins naturellement. Je continue donc d’insister sur l’importance de l’acte, en vous rendant vos prises de références « payantes ».

Prendre des références, ça se fait habituellement auprès de gens qui occupent des postes de gestion, parfois les dirigeants eux-mêmes, ou auprès de collègues significatifs au sein d’une entreprise. Si on s’est préparé de manière le moindrement substantielle, la table est mise pour un échange riche avec des gens intéressants, la plupart du temps.

Lors de cette conversation, on a accès aux valeurs de gestion du donneur, à sa capacité de se forger une opinion sur un collègue ou un employé, on entend ce qu’il priorise, comment il raisonne, etc. Puisque le contexte n’est pas centré sur lui, on a accès au vrai, en plus d’asseoir les propos sur du concret via les anecdotes et son appréciation du candidat évalué.

Alors, pourquoi ne pas voir cet échange comme une opportunité de recrutement ou même, de recherche d’emploi ? Et si on stretche l’idée, on pourrait même penser occasion de développement des affaires ou de lien avec un nouveau fournisseur.

Si le contact est bon et que, ce qu’on entend nous plaît, la suite nous appartient, selon ce qui nous semble pertinent. S’agit de mettre son radar à opportunités à on.

Personnellement j’ai eu l’occasion, plus d’une fois, d’échanger avec de futurs clients. Dans mon ancienne vie de chasseure, j’ai découvert de nombreux candidats, et en extra, j’ai même reçu une invitation d’un directeur de chez Google à lui faire signe si jamais j’avais un intérêt pour les rejoindre in California. Jolie fleur. Reçue grâce à une simple prise de références. Merci M.J.!

nb : Si jamais je ne vous ai pas encore convaincus, relisez ces deux billets back-à-back, ça peut pas nuire :
Au diable les références et Chasse de têtes 101.

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Nul n’est prophète

Au proverbe : “Nul n’est prophète en son pays”, wiki ajoute qu’on “accordre moins de crédit aux paroles d’un proche, qu’à celles d’un étranger”. Dans une optique oganisationnelle, Jonah Lehrer a dit, en direct de Cannes : “Outsiders are best positioned to solve problems”.

Mon expérience en conseil le confirme, un regard extérieur est plus aiguisé et les paroles d’une outsider sont entendues et considérées avec plus d’ ouverture. Un constat qui s’applique à de nombreuses disciplines, pas qu’à la gestion des talents, évidemment.

À chaque mandat, j’entends ce genre de remarque de la bouche de mes clients et/ou de leurs employés :

“Ce que tu me décris, aucun employé aurait pris soin de me le communiquer. Et si l’un d’eux avait eu le courage, j’aurais probablement pas entendu.”

“Ça me fait drôle de voir mon boss considérer ce que tu dis, fallait bien que ça vienne d’une étrangère.”

Les plus fréquentes :
“Comment ça se fait que j’ai pas vu ça avant donc ?”
“Comment ça se fait que je l’ai pas fait avant donc ?”

Ce que ces commentaires signifient n’a rien à voir avec la capacité des gens à régler leurs enjeux de l’interne, malgré ce que dit Lehrer. De plus, la lucidité dans une organisation est souvent beaucoup plus grande qu’on choisit de le croire.

Toutefois, des freins sont là. Comme le manque de courage ou les enjeux personnels qui provoquent une forme de silence ou une banalisation. Le manque de confiance aussi. En soi, en son collègue, en son patron ou son employé. S’ajoute à cela la peur de décevoir ou de blesser, et celle de vivre un conflit. Elle est très forte et répandue la peur du conflit.

Parce que les enjeux divers font obstacle, que les intérêts biaisent les lectures et immobilisent, une présence détachée peut faire toute la différence. Un regard vierge posé sur soi pousse à voir différemment. Et dans le même élan, on pense autrement. Une présence de l’extérieur incite à agir aussi, comme si elle venait avec une forme de discipline. Minimalement, elle peut être un appui.

Les revirements d’énergie et d’engagement qui émergent lors de mes mandats sont à tout coup, un réel plaisir à constater.

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Crêpe, gestion et humilité.

C’est connu et reconnu, chaque histoire a deux versions, deux perceptions, deux interprétations. Au moins deux. Pourtant, quand arrive un malentendu ou un malaise, souvent le nombre de points de vue diminue, habituellement au même rythme que la communication. Le plus fort gagne. Et pas toujours le boss.

Une situation problématique est souvent vue comme une opportunité pour jeter des blâmes. On est humain. J’entends tous les jours de la bouche de dirigeants, gestionnaires ou employés, des histoires à une seule version, avec biais évidents et responsabilités balayées chez l’autre.

Un client – merci Benoît – m’a cité cette phrase éloquente : “No matter how flat you make a pancake, it still has two sides”. Elle est de Dr.Phil, un autre que je n’ai jamais écouté, décidément.

On est tous conscients de cette notion d’angles multiples et de vérité qui se retrouve à mi-chemin, on connaît la théorie du moins. Alors, pourquoi on continue à s’en tenir à notre version unique? Parce que c’est rassurant et que ça semble plus facile à vivre, for now. On nourrit ainsi une fausse impression de contrôle.

Tenir compte de l’autre peut nous mener sur des pistes inconnues, parfois tordues. L’écouter peut nous faire découvrir qu’on a des torts ou qu’on devra faire des efforts d’ajustement. Changer? Isssh. Pourtant, les meilleures solutions et les plus grandes opportunités d’apprentissage se trouvent au coeur de ce genre de confrontation, surtout celles qu’on vit avec soi-même.

Quand on est prêt à entendre les réelles raisons d’un départ d’employé, qu’on écoute les doléances d’un client, qu’on prend le feedback autant qu’on le donne, lorsqu’on entend les deux versions d’employés en conflit, c’est là qu’on peut devenir un meilleur gestionnaire.

C’est donc via l’humilité et en pratiquant un honnête retour sur soi qu’on peut vraiment apprendre et éviter de revivre les mêmes scénarios. Pas facile dans une industrie où on est drillés à avoir raison, mais faisable.

Les cas où on laisse notre ego amincir la crêpe, au point qu’on croit que ses deux côtés ne font qu’un, le nôtre, on élimine une occasion de changer les choses. Me semble qu’on a autre chose à faire que de répéter les mêmes histoires, ad nauseam.

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En extra :

Un seul cette fois-ci, mais tellement chargé et intéressant. Sur la notion d’humilité, l’estime, la conscience de soi.
Quand je dis dense, je ne blague pas : IMHO écrit par David Brooks, chroniqueur au New York Times, entre autres.