Chasse de têtes 101

J’ai pensé faire un billet pour raconter la réalité de l’emploi au Québec et ses défis à venir en terme de recrutement, croisé avec le taux de roulement élevé que connaissent les agences depuis…toujours. Et plus encore, avec l’arrivée de la génération Y en leur sein. J’ai préféré emprunter une voie de solution. Celle qui passe par la chasse de têtes, la chasse de têtes 101.

Après 6 ans à chasser dans l’industrie des comm-mkt, il va sans dire que j’ai quelques trucs et réflexes qui se sont imprégnés, probablement pour toujours. L’un d’eux, que j’aimerais transmettre à tous les gestionnaires, est mon état de veille constant. Cet automatisme que j’ai acquis pour cerner les individus dans leur profil professionnel, m’intéresser à ce qui les allume et ce dans quoi ils semblent performer. C’est un état d’esprit finalement, et ça se développe aisément.

Comme pour ces gens de ventes et de développement d’affaires toujours aux aguets pour les opportunités inédites, les gestionnaires devraient s’employer à scanner les joueurs qu’ils croisent en se demandant s’ils seraient un atout pour leur équipe ou leur organisation. Collectionner les cartes d’affaires, prendre des noms et des coordonnées en note dans l’optique de se bâtir une équipe solide, peut aussi éviter certaines étapes lourdes et longues de recrutement.

Un de mes arguments pour inciter les gestionnaires à s’y mettre, est de leur parler de la fois où ils ont gardé, tellement trop longtemps, un employé en poste, par manque de solution de rechange. À chaque fois, ils roulent des yeux en souriant. Bien sûr que ça leur est arrivé. Et quand on est débordé comme la plupart le sont, ça arrive encore plus. Par contre, si on a identifié des pistes de solution en cultivant certains contacts au fil du temps, le fardeau du remplacement peut s’alléger.

Et si on n’a pas de poste à offrir live ?
C’est encore mieux. On a l’esprit ouvert et à la fois critique quand on n’est pas en panique. Ouvrir son jeu et dire à des « employés potentiels » qu’on aime leur attitude ou leur manière de penser, ne peut que les flatter et surtout, créer en eux une disposition favorable. Suivre leur trace et garder le contact contribueront ensuite à bâtir une relation de confiance, tout en permettant de mieux se connaître. On parle presque de drague ici finalement.

Et comment savoir qui, comment ?
Personnellement, j’y suis toujours allée avec l’énergie. Que ce soit la manière dont quelqu’un parle, marche, rit, ou avec qui il semble avoir des affinités, ce sont des éléments qui m’ont servi de point de départ. Se présenter, poser une ou deux questions, être curieux. Et ensuite : se taire et écouter. Écouter dans les moindres détails, observer la manière de s’exprimer, ce qui inclut le body language.

Et si la personne vous plaît ?
Le lui dire, malgré que pas de poste disponible. Dans le même élan, la sonder sur ce qu’elle souhaitera relever comme prochain défi professionnel. Lui demander sa perception de votre organisation, de ce qui lui plaît chez un patron, dans son poste actuel, etc. Et écouter, encore. Être aussi prêt à répondre à ses questions, vivement et brièvement. On vous fera peut-être le coup de vous évaluer en retour. Ce que je souhaite. J’en ai parlé déjà de ces références inversées, juste ici.

Y’a un second niveau de chasse qui pourrait être intéressant à explorer, j’y reviendrai éventuellement. D’ici là, vos sorties sÔciales devraient être occupées différemment. Je vous souhaite donc de garnir votre liste de noms, au fil de vos rencontres et de votre flair.

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En extra :

Seth Godin sur le sujet : Who’s on your list?

Passer à l’autre niveau : Chasse de têtes 201

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