Embauche de coeur, gestion de tête.

Bien souvent, l’embauche est une sympathique histoire de coeur. C’est très bien ainsi d’ailleurs. Encore plus lorsqu’on se tape des rythmes de fou. Comme je l’ai déjà mentionné à un boss d’agence, tant qu’à suer à grosses gouttes, aussi bien « sentir » des gens qu’on aime.

Là où ça se corse parfois, si le coeur obnubile, c’est au moment où les écueils se pointent. L’attachement a grandi, des informations personnelles ont été partagées et un sentiment d’obligation s’est installé. Et par culpabilité ou lâcheté, on tarde à agir.

Ainsi, on se convainc: Que c’est pas si mal finalement, que le timing n’est pas bon, qu’on ne veut pas miner le moral des troupes. Pourtant, plus souvent qu’autrement, lesdites troupes ont vu le bobo et attendent qu’on agisse.

Pas facile de gérer avec sa tête quand on aime. Mais faut se résoudre à le faire, sinon, l’insatisfaction deviendra démesurée. Plus on retarde la mise à niveau, plus l’ambiance se pollue. Ce qui est cocasse, c’est que malgré le silence, le principal intéressé sait. Très souvent.

Certains, plus habiles, vont tenter de passer sous le radar. D’autres, trop nerveux, vont se pendre avec leur propre corde. Peu importe le scénario, vient un temps où on doit mettre sa tête à profit afin de gérer efficacement le talent. Le plus tôt est toujours le mieux. Le coeur peut aussi participer, avec sa touche constructive dans la démarche.

Et si jamais le courage vous manque, répétez-vous cette phrase qui me vient de loin, via le téléphone arabe des internets:

La force d’une chaîne est au mieux égale à celle de son maillon le plus faible.

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3 Réponses sur “Embauche de coeur, gestion de tête.”

  1. Sophie dit :

    J'en connais un qui devrait lire cet article! Dommage qu'il ne lise pas assez bien le français; je pense que je vais le traduire!

  2. Benoit Favreault dit :

    « La force d'une chaîne est au mieux égale à celle de son maillon le plus faible. » … mais la force d'un câble est égale à la somme de celles des fils qui le composent, même les plus faibles.

    Il y a le travail à la chaîne et les câbles. On peut choisir ce qu'on veut être.

  3. Nathalie Bertrand dit :

    @Sophie: pas rendue au bilinguisme, je compte sur ton talent pour le faire lire à qui de droit.
    @Benoît: tout est question de choix dans la gestion, effectivement. quant à l'image du "travail à la chaîne", personnellement, je ne vois pas ça sous cet angle.