Entrevue de sélection

Les avalanches de conseils en prévision d’une entrevue de sélection m’ont toujours laissée perplexe. Ceux qui me connaissent savent bien que je ne crois pas au “coaching” dans pareille situation. À ne pas confondre avec de l’accompagnement par contre, donner du support et questionner un candidat pour l’aider à approfondir sa démarche, relève d’une autre intention. J’ai d’ailleurs toujours procédé à cette étape avec le plus grand plaisir.

Si je parle de ce sujet aujourd’hui, c’est en réponse à un message reçu via Twitter par @JobboomConseil. Le message, qui se lit comme suit : “Votre opinion nous intéresse, mais en plus de 140 caractères: aveux@jobboom.com” était leur réplique à un de mes Tweets : “conseils plutôt étranges” en réaction à un article titré : “Ne creusez pas votre tombe”.

Ceux qui m’ont côtoyée comme recruteure conseil dans mon autre vie, clients comme candidats, savent que je favorise la totale authenticité de la part de toutes les parties lors d’une entrevue de sélection. D’ailleurs la seule chose que je répète à un candidat, encore aujourd’hui, se résume à le pousser à s’informer sur l’employeur potentiel. C’est ce que j’appelle les références inversées.

Dire à un candidat de se comporter d’une manière X, lui indiquer quoi dire et quelle information taire, ne fera que retarder la véritable rencontre. Si elle a lieu un jour. Lui recommander de ne pas trop poser de questions, de laisser flotter des ambiguïtés quant à ses connaissances ou quant à ses doutes, n’engendreront que de la perte de temps pour tous. Tôt ou tard, ces éléments émergeront et j’espère avant l’embauche, ça coûte moins cher.

Ce genre de scénario peut mener à un rendez-vous manqué. Dommage de laisser passer l’occasion de faire réellement connaissance. Tout ceci parce que le candidat se sera demandé comment réagir pour ne pas déplaire, quoi dire pour scorer. En vrai, il aurait pu courir la chance de démontrer qu’il correspond à la génétique de l’organisation. Ou pas. Ce qui est correct dans les deux cas.


Si j’étais en processus de sélection et qu’un candidat du style « pose trop de questions » se présentait à moi, me semble que je préférerais le savoir au plus vite.
Pas vous ?
Et qui sait, peut-être que j’aime ça moi, quelqu’un qui pose trop de questions…

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