Gestion bien ordonnée

C’était le week-end, un des rares où je fais une virée 450 et j’emprunte le chic boulevard Taschereau. Il neigeait. Des dizaines de voitures et moi nous sommes retrouvées derrière quatre déneigeuses, côte-à-côte. Gros fun. Évidemment, elles nous cachaient le portrait global. Tant et si bien que j’avais du mal à localiser ma cible.

Chaque énervé y allait de sa manoeuvre pour dépasser, se faufiler. On me collait à gauche, on me klaxonnait à droite. Perte de patience. J’en ai bloqué un, j’ai coupé l’autre. Pas très bonne la citoyenne: « Voyons, sont ben ordinaires à matin! Savent pas conduire. Pis perrr-sonnne est dans la bonne voie! » Oui, oui, j’ai bien dit: « Personne! »

À ce moment, mes yeux se sont posés sur la route, c’est là que je les ai vues. Les lignes jaunes. Bien bien pointillées et déneigées par le quatuor performant. J’étais la seule, et unique, à ne pas rouler dans une voie.

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La semaine dernière, j’étais en petit déjeûner avec un busy dirigeant. On s’était prévu une heure, full busy qu’on est. Il me raconte ses irritants de gestion, en mode saccadé. Quand on se voit lui et moi, y’a comme un thème qui émerge naturellement. On y accorde donc toute notre attention le temps de l’échange.

Cette fois-ci, il n’en peut plus de voir ses employés se pointer aux meetings avec leur damné iPhone. On leur demande d’arrêter, mais ils ont toujours une bonne excuse, tsé genre « un projet urgent ». Leur focus est dilué, ils ralentissent le rythme, sans oublier qu’ils manquent de respect!

Au final, notre petit déj a duré 1h40. Le mode saccadé du client étant causé par ses textos et ses envois de courriels via iPhone.

Les 45 dernières minutes, on les a travaillées full respectueux et dédiés, son téléphone fermé.

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En psychologie on appelle ça l’effet miroir. En bref, selon Carl Gustav Jung: « Nous percevons chez les autres les mille facettes de nous-mêmes ».

Pour mes fils c’est plutôt « effacer avec le coude ». L’image vient de leur quotidien. Un prof qui efface avec son bras en écrivant au tableau, faute d’inattention. C’est donc ce qu’on me dit quand je crie, bras en l’air, de se taire et de se calmer. Bon!

On en vient presqu’à croire que la gestion bien ordonnée commence par soi-même.

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Si jamais l’envie vous prend de vous regarder le nombril, juste un peu, peut-être que cet article du Harvard Business Review blog, The best way to use the last five minutes of your day, pourrait vous être utile. Genre, comme…

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Une Réponse sur “Gestion bien ordonnée”

  1. Marine dit :

    J’ai adoré cet article du HBR.
    Si on s’y met tous 5 minutes par jour … ce sera le paradis au travail! 🙂