Inspirer, OUI. Gérer, mmouain.

Même le plus allumé et enthousiaste des employés a besoin de connaître ce qu’on attend de lui. Des fois. Même les visionnaires les plus inspirants et limpides doivent prendre soin de préciser leurs attentes. Plus souvent qu’ils ne le croient.

Aborder cet aspect de leurs responsabilités avec des dirigeants est très instructif. Ce qui ressort pour beaucoup : Inspirer, OUI. Gérer, mmouain. Le premier acte les allume, le second vient avec toutes sortes de freins.

Certains, sans trop savoir, sont allergiques à l’idée de gérer les employés. Alors ils contournent : « Il est où le sens de l’initiative ? On n’a jamais eu besoin de me dire quand je dois livrer à moi, et encore moins dans quelles conditions. »

Le fait est que pour l’entrepreneur, c’est son projet d’affaires qui joue le rôle de patron. Ses clients, sa survie d’entreprise, son ego… Il peut être tellement pris par ces enjeux qu’il ne réalise pas que ses employés ne carburent pas aux mêmes éléments que lui.

Sous cette négligence de la gestion pointe souvent un inconfort avec l’autorité. Un dirigeant, ça n’a pas de boss. Si éviter d’en avoir un n’était pas dans sa liste de motivations pour lancer sa business, l’idée de se trouver de nouveau sous les ordres de quelqu’un a souvent été une des raisons pour ne pas la fermer.

Cet inconfort, inné ou acquis, fait en sorte que certains dirigeants – une majorité à l’esprit très créatif dans mon univers clients – se trouvent paralysés ou en déni quand vient le temps de gérer.

Communiquer les attentes, demander des comptes, suivre la performance, ajuster le tir, etc : Imposer ce qu’ils évitent pour eux-mêmes est définitivement paradoxal. Il y a parfois la crainte de déplaire qui s’ajoute en étant THE BOSS, mais ça, c’est un autre thème.

En ultra simple :
Les boss qui n’aiment pas les boss n’aiment pas être bossés, et ils aiment encore moins jouer au boss.

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En extra :

Pour lire sur les nuances dirigeant / gestionnnaire – réalité double incontournable quand on est dans une petite entreprise :
« Managers ask about execution. Leaders ask about direction. »
Stop asking stupid questions.

Et si vous êtes capable d’en prendre encore – sur le rôle de gestionnaire :
The 40 hats all managers wear, plus one.

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