LA question

La semaine dernière je considérais, ici, l’importance de notre pourquoi professionnel. « Pourquoi je fais ce que je fais », à quel besoin je réponds au fond ? Mon fonctionnement s’est placé simplement, mais la question au coeur du billet est demeurée sans réponse. Cocasse.

La vie étant ce qu’elle est, quelques jours plus tard y’a Véronique de chez Mojob qui m’a demandé d’être l’interviewée de la semaine suivante. Je dis oui, sans penser que LA question risquait de me rattrapper. Entrevue ici.

La #2 : Quel est votre mojo ? Réflexe habituel : l’envie d’être aimée, reconnue, de me réaliser. J’ai aussi identifié mes motivations : ma curiosité des gens, mon intérêt de contribuer à leur bien-être. Mais y’avait autre chose.

J’ai donc creusé plus. J’ai finalement identifié mon besoin fondamental, le genre difficile à placer dans un cv ou une mission d’entreprise. J’ai besoin qu’on se souvienne de mon passage. C’est probablement ce besoin qui pousse l’autre, celui de faire une différence. Même en rencontre exploratoire avec un client, je cherche à laisser une trace qui ira au-delà du simple développement des affaires. Un conseil, une question, une observation, quelque chose qui survivra à la poignée de main.

En plus d’avoir enfin répondu à ma question en suspens -merci Mojob– l’exercice me permet de confirmer que, même avec la meilleure volonté du monde, se répondre à nous-mêmes est limitant. Un regard extérieur nous oblige à voir plus large. Mieux encore, il commande une rigueur et une profondeur qu’on ne s’offrirait pas toujours, puisqu’on a le réflexe de s’arrêter quand ça commence à faire mal. Que ce soit dans notre vie perso ou professionnelle, c’est souvent en présence d’un autre qu’on se voit le mieux. C’est comme regarder sa ville avec un visiteur. On fait des recherches, on sélectionne, on identifie la nouveauté et on en découvre plein. C’est peut-être pour ça que les agences qui pitchent le plus sont celles qui évoluent le plus ? Un flash de même…

Laisser un commentaire