Le courage de rester, celui de partir

Changer de boulot est une chose de plus en plus fréquente depuis quelques années. Les questions de job sont donc cycliques, celles au sujet du futur move professionnel, tout comme : “Comment et après combien de temps savoir si on s’est trompé avec ce nouveau poste ?”

Certains ne jurent que par la longévité, ils aiment la constance et la persévérance. Selon eux, la croissance professionnelle passe aussi par la durée puisqu’elle permet de valider la loyauté et la capacité à se renouveler.

D’autres affirment que les mouvements devraient toujours se faire selon l’instinct. Pour eux, attendre et persévérer relèvent presque d’un manque de courage, tandis que bouger demande souplesse et capacité d’adaptation.

Personnellement, je n’ai pas d’idée toute faite. Les règles n’étant pas mon fort, j’ai moi-même déjà quitté un poste après deux semaines, tout comme je suis restée dans un autre trop longtemps.

Habituellement, une nouvelle aventure professionnelle commande qu’on se laisse du temps, question de distinguer les enjeux temporaires des permanents. Parfois aussi, on voit tout sur le champ.

Voici une liste d’éléments qui peuvent se manifester quand la greffe ne prend pas.

À vous de voir lequel, ou lesquels pourraient vous faire déclarer forfait – après deux semaines, ou après deux ans :

-Peu ou pas fier de parler à l’entourage de son poste ou de son organisation : quand tu consacres plus de mots à la justification qu’à la description…

-Jour après jour, le sentiment d’incompétence revient ou, quand tu attends nerveusement qu’on te traite d’imposteur, à chaque meeting.

-Malgré une belle attitude positive et motivée, les tâches stimulantes tardent à se pointer ou, quand le seul wow de ta journée c’est ta playlist parce que ton employeur interdit l’accès à facebook.

-Peu d’affinité avec les collègues, aucun ne présente un potentiel de relation amicale. On le sait que le bureau c’est pas l’endroit pour se faire des amis, mais 45 heures à pas fitter, c’est long.

-Plus d’angoisse et d’anxiété que de bien-être au quotidien ou, quand le p’tit blues du dimanche soir a lieu tous les soirs.

-Disparition du patron inspirant rencontré lors de l’entrevue ou, quand le boss qui t’as engagé n’est bon qu’à vendre.

-Salaire inadéquat. Le salaire n’est jamais une raison en soit pour prendre un poste, mais quand, en plus de ne pas être heureux, t’es sous payé…

Des idées à ajouter à cette liste ?

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En extra :
Coup de pouce aux instinctifs qui bougent : How to quit every job and still have a good resume.

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9 Réponses sur “Le courage de rester, celui de partir”

  1. Suzanne dit :

    C’est bien dit.

  2. Muriel dit :

    Quand on n’aime pas ce qu’on devient…

  3. Nathalie Bertrand dit :

    Merci Suzanne.
    Muriel, quand ce qu’on devient est à ce point pollué par le boulot, je pense que le courage à contacter est bel et bien celui de partir. #sautdanslevide

  4. Sophie dit :

    – Malaise devant les attentes du patron à l’égard de l’engagement des employés (5 à 7, activités extra-professionnelles, conférences, etc.).

  5. Julie dit :

    Malaise face à un changement de ligne directrice du poste que l’on occupe, modifications des objectifs sans réelle discussion, inadéquation entre pensée et action, absence de visibilité sur le long terme, inefficacité régulière, gaspillage financier au détriment de l »humain et des outils de travail de son organisation, sont autant de raisons !

  6. Nathalie dit :

    Bien dit Julie!

  7. Nathalie Bertrand dit :

    Ce qui compte ici, comme dans toute situation comparable, c’est de cerner ce qui nous convient et d’arriver à garder suffisamment de frictions pour évoluer. C’est fascinant de voir que les limites et dépassements sont uniques à chacun, d’où l’importance de bien se connaître et l’impossibilité de tout énumérer ici.
    Merci pour vos commentaires et ajouts!

  8. Nathalie dit :

    Bonjour,
    J’étais justement en questionnement concernant mon emploi et je suis tombée par hasard sur votre chronique. Merci, ça m’a beaucoup éclairé.

  9. Chantal dit :

    Je suis en Plein questionnement intense . J’ai de nouveau à faire face à la croisée des chemins: chaqu’un d’eux avec sont lot de pour et de contre .. Et je vais relire ce texte et réfléchir mieux afin d’analyser. Chaque route devant moi…. Je déteste les changements , mon premier travail professionnel 16 ans et j’y travail encore 1 journee/semaine . C’est le 2ème travail qui me mets devant d’autres avenues qui me ruine le sommeil pour le mOment ..merci des bons conseils … Ils arrivent à poil.;)