MEETINGS

Dans le top 5 des raisons qui me rĂ©jouissent d’ĂȘtre Ă  mon compte se trouve la baisse du nombre de meetings. Mon incapacitĂ© Ă  rester en place et Ă  maintenir l’intĂ©rĂȘt pour l’agenda dĂ©taillĂ© de 6 ou 7 personnes y est certes pour quelque chose.

Jusqu’ici, mon mois est plutĂŽt tapissĂ© de ce thĂšme. Est-ce la faute Ă  fĂ©vrier ? Des billets ici et lĂ , dont celui de Magali Legault, Agoniser en rĂ©union, et un amalgame de clients qui abordent le sujet avec anxiĂ©tĂ© ou lassitude.

En simultanĂ©, j’ai lu l’excellent REWORK, que je recommande d’ailleurs Ă  tous. Pour son ton cut the crap et pour son discours actuel sur la rĂ©alitĂ© des petites entreprises. TrĂšs Ă  propos dans le monde de la com et du web.

La section sur les rĂ©unions est intitulĂ©e : Meetings are toxic. Ça donne le ton.

Voici quelques extraits qui brassent, en traduction trĂšs libre :

« La pire interrruption dans une journée de travail se résume aux meetings. »
« Ils sont un amas de mots et de concepts souvent abstraits. »
« Ils dĂ©rappent facilement, d’oĂč la perte de focus et d’efficacitĂ©. »
« Ils nécessitent une préparation à laquelle personne ne se consacre. »
« Ils se font souvent squattés par un employé qui se perd, et nous perd, dans ses propos. »
« Ils procrĂ©ent. Un meeting a souvent le malheureux don d’en gĂ©nĂ©rer un autre. »
« Pour une raison obscure, les meetings sont habituellement programmés comme les émissions de télé, à coup de 30 ou 60 minutes. » Ben oui, hein?
« Et un meeting d’une heure comptant 6 personnes, ça reprĂ©sente un total de 6 heures de travail. » J’avoue n’avoir jamais pensĂ© Ă  chiffrer la chose ainsi. MĂ©chant argument.

Je le sais bien, les meetings sont parfois nĂ©cessaires. Dans certains cas ils sont utiles, mĂȘme. Ils rĂšglent des enjeux, ils motivent les troupes, tout comme ils peuvent permettre Ă  certains de ventiler. Dans d’autres cas, ils favorisent la crĂ©ativitĂ© ou seront l’occasion de reconnaĂźtre des employĂ©s. Oui, y’en a qui font ça.

Cela dit, Ă  ceux qui me demandent pourquoi leurs employĂ©s trouvent les rencontres longues et ennuyantes, ou qui se font dire qu’elles sont une perte de temps, je rĂ©ponds : « Qui est mieux placĂ© pour qualifier ? »

Les meetings ne devraient contenir qu’une seule intention. Un compte-rendu d’opĂ©rations, un briefing, un remue-mĂ©ninges, une mise Ă  jour d’échĂ©ancier, ne devraient jamais se retrouver au coeur d’une mĂȘme rĂ©union.

La longueur ne devrait dĂ©pendre que du message Ă  livrer ou du cas Ă  rĂ©gler. Si on parle de 10 minutes sur un coin de bureau, et bien tant mieux! Ils devraient ĂȘtre animĂ©s par des gens prĂ©parĂ©s, motivĂ©s et efficaces. Et ils ne devraient accueillir que les employĂ©s concernĂ©s.

Tout ceci par opposition Ă  une opportunitĂ© pour certains de tuer le temps, de se dĂ©responsabiliser de leurs tĂąches, de parler de leur « vĂ©cu », de faire passer des dĂ©cisions unilatĂ©rales sur le dos du collectif ou encore, une occasion d’animer un “brainstorm” dans le but non-avouĂ© d’imposer ses propres idĂ©es.

Le format, le dĂ©roulement, l’efficacitĂ© et l’apprĂ©ciation des rĂ©unions parlent du leadership et de l’ouverture d’un gestionnaire. À lui de voir sur quel pied danser et Ă  qui il gagnerait de passer le micro, des fois.

+++

En extra :
Un peu plus de bitchage, The meeting from hell?
Et une maniĂšre constructive d’aborder cette activitĂ©, Hold conversations not meetings.

MĂ J:
Et 9 trucs pour rendre vos réunions efficaces.
Juste le #1 vaut l’essai : 9 Hardcore steps to leading incredibly effective meetings.

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2 Réponses sur “MEETINGS”

  1. Bravo, bravo, bravo. On n’en parlera jamais assez.
    Et « Hold conversations, not meetings » devrait ĂȘtre reproduit en posters et affichĂ© sur les murs des entreprises. Je me promets bien de revenir lĂ -dessus et de partager d’autres rĂ©flexions.

  2. Nathalie Bertrand dit :

    posters, macarons et fonds d’Ă©cran, faut bien commencer quelque part 😉 je te lirai avec intĂ©rĂȘt Marie-Claude!