Non transférable

Même quand on veut très très fort pour l’autre, la volonté est définitivement non transférable. À la source de notre volonté se trouvent notre conscience et une décision, celle d’agir ou non. Cette démarche appartient à notre dedans profond. Juste à nous. Dire qu’on voit si bien ce que les autres devraient « vouloir changer »!

Alors, on fait quoi quand on identifie un bouton sur le nez de son client, sur celui de son employé ou celui de son patron? On s’arme de patience attentive. Bien sûr, on peut installer des miroirs discrets et attendre, patiemment.

Si ledit bouton est enfin aperçu, reste à savoir s’il sera identifié comme un élément nuisible, à éliminer. Ce n’est qu’à cet instant que la réelle volonté émergera. Celle qui nous rend ouverts et déterminés à changer des comportements. Moment où l’on devient sincèrement réceptif à l’aide et aux conseils.

Le fait est que dans la plupart des cas, placé devant un bouton, on s’exclame en pointant du doigt. On liste les pourquois, les comments, les reproches. Et on part en guerre, pour l’autre.

Au moins deux réactions sont alors possibles: Pour sauver la relation ou sa job, l’autre fera des efforts pour changer. Temporairement. Ou il se défendra en niant et en attaquant. Pas plus constructif.

Une transformation est plus profonde et réelle lorsque la prise de conscience vient du principal concerné. Dans certains cas, il aura eu la chance de la vivre dans un contexte d’écoute sans jugement; par opposition à se faire énumérer une liste d’écueils. Même s’ils sont bien réels.

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