Performance

La performance me trotte dans la tête. Un peu plus depuis la semaine dernière. En rencontre avec un client, le thème a dévié vers les profils “athlètes” au travail. Sa gestionnaire était plutôt désabusée. Pourquoi cette tête donc? « C’est pas excessif un peu? Je suis loin d’être une marâtre entraîneure moi! »

Quand on parle de performance, pas nécessaire de tomber dans celle à tout prix, ça peut être plus nuancé. Si on considère des synonymes, on a : capacité, accomplissement, prouesse, réussite, possibilité, succès, etc.

Ce sont d’ailleurs les mots possibilité et volonté que je préfère pour résumer ma vision de la performance. Autrement dit, j’ai un gros faible pour ceux qui veulent et qui mettent naturellement du coeur dans ce qu’ils font. Souvent parce qu’ils ont su bien cerné ce qu’ils aiment et ce qu’ils désirent réaliser.

Qu’est-ce que ça signifie concrètement? Que l’employé s’approprie son poste, qu’il est gourmand, plus curieux que peureux, qu’il donne au lieu de mesurer. Il veut laisser sa trace. Que ce soit en étant un peu plus créatif, un peu plus vite, ou plus rigoureux. Il se démarque. Sa performance se vit et se manifeste de l’intérieur et non à travers des besoins d’éclaboussement.

En entretien d’embauche, c’est une personne qui déborde du cadre traditionnel des questions-réponses, elle interprète ce qu’on dit et tente un point de vue. Sans nécessairement posséder toutes les réponses, elle essaie, elle offre sans crainte. Ainsi, elle donne accès à sa manière de raisonner, ce qui est souvent plus précieux que bien des connaissances.

Sans forcer la note et exiger des profils à la Outliers de Malcolm Gladwell, prioriser les “gourmands” d’entrée de jeu, rendra plus agréable la veille sur leur développement ensuite. Surtout pour les gestionnaires ayant un faible pour la performance.

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En extra :
Favoriser sa propre performance, Purposefully effective excellence.

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