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No liste pour 2012

Une liste de résolutions – me remettre au tennis, finir chambre à coucher, équilibrer vie perso, plus de clients, moins d’impatience – au cours d’une année qui en a déjà son lot, c’est pour moi une liste de trop : no liste pour 2012.

J’ai toutefois fait mon bilan de l’année 2011.
Pour :
- constater que mon travail est une source de satisfaction encore plus grande que j’aurais pu l’espérer, evermerci à mes clients
- réaliser que ce blogue est lu et référé plus que j’aurais pu le planifier – merci aux lecteurs
- apprécier le flow entre le boulot et la famille
- et enfin, reconnaître la liberté et l’intégrité professionnels que me procure le travail autonome

Bien sûr, mon bilan est en lien avec ma liste de résolutions du 1er janvier 2011. Cela dit, ce sont davantage mes aspirations claires et les actions qui en ont résulté, que les sur une to-do-list, qui expliquent mon contentement.

Pour la nouvelle année qui débute, je vous souhaite de l’amour. À profusion. De l’amour pour tous ceux qui vous entourent et de l’amour pour ce que vous faites.

Je vous souhaite aussi une vision. Assumée. De la couleur et de la grandeur qui vous font vibrer. Ainsi, les mots et les actions suivront, ils s’inscriront dans votre flow.

Belle et heureuse 2012 !

Voir autrement

La fin d’année approche avec son incontournable heure des bilans, au travail comme ailleurs. En janvier, le nombre d’employeurs qui décideront de virer l’un ou l’autre de leurs employés, n’aura d’équivalent que le nombre d’employés qui souhaiteront changer de boulot.

Et si on tournait la lunette de bord et qu’on changeait d’angle, question de voir autrement ?

Pour les boss, ça signifierait de gérer différemment, un peu à la fois suffit. Je sais, même un peu c’est un stretch. Mais Einstein l’a dit – pour obtenir des résultats différents, il faut agir autrement. La même recette s’applique à l’employé qui n’est pas content.

L’exercice touche un thème qui m’est très cher – puisqu’il vient de mon père – la responsabilité. Pas le sentiment de culpabilité avec lequel on le confond souvent, qui est lourd et agressant.

Être responsable de la satisfaction qu’on retire de son travail, de la performance de ses employés, du bonheur avec son conjoint, de la vie en général, c’est assumer notre mandat face à nous-mêmes de transformer nos inconforts en leur opposé. Notre sens des responsabilités contribue donc à nous élèver et non à nous écraser.

D’autant plus que la vraie affaire, c’est que tout ce qu’on ne règle pas finit par nous suivre – peu importe où on atterrit et avec qui. Ça, c’est le temps qui nous le dit, d’où les bilans.

Sur ce, je souhaite un temps des fêtes fabuleux, à tous ceux m’ont touchée, appréciée, challengée, en cette année 2011 qui pour ma part, se termine sur une note de contentement. Précieux.
Merci !

Joyeux noël et see you en 2012 !

ps : oui oui, la photo c’est notre sapin – version autrement.

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En extra :

Mon petit guide pour employés responsables : Vilains patrons.

Bilan et boîte à idées

Après un an et demi plus à mon compte, je peux dire sans hésiter que je suis une conseillère en gestion des talents comblée. Je le suis grâce à mon boulot sur mesure, grâce à des clients exceptionnels et aussi, grâce à leurs employés. Tous aussi uniques qu’intéressants.

Riche constat : entre ce que je souhaite faire pour contribuer et garder mon sens, et ce que mes clients verbalisent quand il parlent de nos collaborations, tout se trouve parfaitement aligné. C’est ce que j’appelle être dans son élément, ce que d’autres nomment très justement le flow.

Au cours de ce bilan, j’ai considéré ma présence sur le web et aussi, bien que je m’en serais passée, j’ai évalué mes activités de développement des affaires. Euuh… activités ?

L’aspect un peu traître du 2.0, c’est de parfois avoir l’impression que si je suis assez présente et active sur les internets, mon effort de guerre sera fait et les clients viendront me chercher. Euuh… Je sais pourtant très bien que ma valeur réside dans les échanges en personne. Conclusion, ma présence 2.0 devrait être davantage au service de mon talent intérêt défaillant pour la vente.

Avec l’aide de mon ex adoré et de ma chum Isabelle, merci merci à vous deux ! Nous nous sommes remués les méninges pour traduire le mieux possible l’essence de mes services. On s’est vite rendus compte que ce sont les clients qui font ça le mieux. Voilà où ça en est pour le moment : à propos.

Le dernier aspect de ma démarche vous concerne vous, lecteurs. Les réguliers et les sporadiques. Vous êtes peu à vous manifester en commentaires, mais google analytics m’indique que vous êtes bien là et je vous en remercie !

Aujourd’hui, en ce 11.11.11, j’aimerais vous sonder, connaître vos désirs, besoins, suggestions, commentaires, quant à ce blogue.

Des sujets ou thèmes spécifiques à aborder ? Envie d’une chronique – réponses à des questions anonymes de gestionnaires et d’employés ? Allez-y la boîte à idées est à vous ! Bon timing en plus, avec McLuvin’ de chez Commun qui a les mains dans le filage de mon site.

Grand merci !

LE temps over le timing

Timing is everything” : le timing est tout. C’est beaucoup tout, me semble. L’expression implique que certains événements doivent être au rendez-vous pour qu’on agisse. On ne sait pas trop comment ni combien, mais ça viendra pas de nous en tout cas.

Quand je regarde les gens tarder, parfois à l’infini, à prendre des décisions importantes, voire essentielles à leur mieux-être, qu’ils expliquent en quoi le timing n’est pas bon : “même si j’le sais que ce serait la meilleure chose pour moi !” peux pas m’empêcher de trouver la notion de timing nuisible. Encore plus lorsqu’elle sert d’excuse déguisée.

Pas le bon moment pour changer de job, pour dire à son patron que son approche ne convient pas, pour annoncer à un employé qu’il n’aura pas sa promotion ou son augmentation. Pas le bon moment pour lancer son projet, écrire un blogue, quitter son conjoint, mettre à pied un employé. Says who donc ?

Si j’avais été à la remorque du timing, garanti que j’aurais pas eu d’enfants. J’aurais jamais changé de job et je serais loin d’être à mon compte aujourd’hui. Je serais fumeuse, pas yogi, ni apprentie joggueuse.

La loi du timing repose sur le pouvoir qu’on donne aux gens, aux conditions et/ou aux événements, de décider à notre place. C’est l’inverse de s’écouter et de prendre du temps pour se comprendre, pour sentir qu’il est temps. Pas évaluer si le moment est bon ou mauvais, reconnaître LE temps. C’est aussi là où l’intuition et le gros bon sens prennent le dessus sur notre aptitude à faire des plans et à calculer.

Inutile de vous dire que je suis une partisane du temps over le timing. Sur ce, je m’enligne sur mes vacances. Définitivement LE temps que j’en prenne ! Pour ce qui est du timing

Facile à dire quand tu t’appelles Oprah

Contrairement à un grand nombre de femmes qui m’entourent, je ne suis pas une fan active d’Oprah. Bien sûr, je reconnais son impressionnante contribution et j’admire son humanité. Mon respect est d’ailleurs grand pour les gens qui se réparent en explorant et qui partagent le fruit de leurs efforts.

J’ai été curieuse de voir sa dernière prestation hier, une finale après 25 ans d’assiduité, wow. Elle a choisi de communiquer le plus sobrement du monde certains de ses apprentissages de vie. Des quelques thèmes qu’elle a abordés, celui de notre « mission » m’a accrochée. “Everyone of us was put on this earth for a purpose. Find that purpose”. Facile à dire quand tu t’appelles Oprah et que ton calling c’est justement d’être Oprah.

Quand on pense carrière, LA quête peut être ardue si on se trouve confus, démotivé ou peu confiant. Pour ma part, quand se dessinait mon cul-de-sac professionnel il y a environ 3 ans, la pression de trouver « ma voie » m’a valu quelques épisodes grisâtres.

En faisant le survol de mon histoire, j’ai réalisé que j’ai parfois eu tendance à attendre qu’on figure pour moi cette fameuse voie. J’espérais, inconsciemment, qu’on me découvre et qu’on me crée les conditions pour mettre à profit mon talent. Et lorsqu’on tentait de le faire, je ne m’y retrouvais pas, car ça ne venait pas de moi.

Plusieurs organisations, particulièrement les petites, ont l’ouverture et la souplesse qui favorisent l’expression des talents. Les dirigeants n’ont toutefois ni le temps ni l’envie de se consacrer à la recherche en eaux profondes, afin de peut-être trouver une perle.

D’autre part, certains employés se laissent limiter par leurs fonctions, par les attentes liées à leur poste et celles de leur patron. Ils en viennent à ajuster leurs désirs et leurs aspirations afin de les faire tenir dans ce cadre pré-établi.

Personnellement, j’ai dû créer le vide, celui qui vient avec le vertige et les sueurs froides. En effaçant complètement le cadre et en me faisant paniquer par moments, j’ai pu circonscrire ce que j’aime, ce que je fais le mieux et où je me sens utile dans la vie.

Bien que je sois incapable de répondre aux questions d’avenir et de projection qu’on me pose parfois, bien que je ne me sentirai jamais aussi « drivée » qu’une Oprah, je partage une chose avec son discours, j’ai le sentiment d’être là où je dois être et que je fais ce que je suis supposée faire. Voilà ce qui compte pour moi.

Et vous, qu’est-ce que vous êtes supposé faire ?

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En extra :

Des trucs : How to align job with nature

Une histoire vraie : Persistence

Le courage de rester, celui de partir

Changer de boulot est une chose de plus en plus fréquente depuis quelques années. Les questions de job sont donc cycliques, celles au sujet du futur move professionnel, tout comme : “Comment et après combien de temps savoir si on s’est trompé avec ce nouveau poste ?”

Certains ne jurent que par la longévité, ils aiment la constance et la persévérance. Selon eux, la croissance professionnelle passe aussi par la durée puisqu’elle permet de valider la loyauté et la capacité à se renouveler.

D’autres affirment que les mouvements devraient toujours se faire selon l’instinct. Pour eux, attendre et persévérer relèvent presque d’un manque de courage, tandis que bouger demande souplesse et capacité d’adaptation.

Personnellement, je n’ai pas d’idée toute faite. Les règles n’étant pas mon fort, j’ai moi-même déjà quitté un poste après deux semaines, tout comme je suis restée dans un autre trop longtemps.

Habituellement, une nouvelle aventure professionnelle commande qu’on se laisse du temps, question de distinguer les enjeux temporaires des permanents. Parfois aussi, on voit tout sur le champ.

Voici une liste d’éléments qui peuvent se manifester quand la greffe ne prend pas.

À vous de voir lequel, ou lesquels pourraient vous faire déclarer forfait – après deux semaines, ou après deux ans :

-Peu ou pas fier de parler à l’entourage de son poste ou de son organisation : quand tu consacres plus de mots à la justification qu’à la description…

-Jour après jour, le sentiment d’incompétence revient ou, quand tu attends nerveusement qu’on te traite d’imposteur, à chaque meeting.

-Malgré une belle attitude positive et motivée, les tâches stimulantes tardent à se pointer ou, quand le seul wow de ta journée c’est ta playlist parce que ton employeur interdit l’accès à facebook.

-Peu d’affinité avec les collègues, aucun ne présente un potentiel de relation amicale. On le sait que le bureau c’est pas l’endroit pour se faire des amis, mais 45 heures à pas fitter, c’est long.

-Plus d’angoisse et d’anxiété que de bien-être au quotidien ou, quand le p’tit blues du dimanche soir a lieu tous les soirs.

-Disparition du patron inspirant rencontré lors de l’entrevue ou, quand le boss qui t’as engagé n’est bon qu’à vendre.

-Salaire inadéquat. Le salaire n’est jamais une raison en soit pour prendre un poste, mais quand, en plus de ne pas être heureux, t’es sous payé…

Des idées à ajouter à cette liste ?

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En extra :
Coup de pouce aux instinctifs qui bougent : How to quit every job and still have a good resume.

Tranche de vie

Y’a de ces moments où on a envie de diffuser haut et fort une tranche de vie, juste pour le plaisir d’exhiber sa joie et son emballement. En voici donc un.

Après quelques mois de recul et une cogitation assidue, mon chemin s’est transformé en heureuse destination.

HISTOIRE
Le projet que je suis à mettre sur pied flotte dans mon inconscient depuis plus d’un an. Quelques idées se sont manifestées ici et là, au moment où j’essayais de me redonner un souffle comme chasseure de têtes. À cette époque, j’ai flirté avec l’envie d’écrire un blog d’entreprise. J’ai aussi pensé à développer d’autres services qui répondaient davantage à mes aspirations. Toutefois, quand le cadre n’est plus propice, il devient moins fertile, ç’a été le cas pour moi du moins. J’ai donc mis ces embryons de côté et ils ont continué de grandir, sans même que j’y porte attention.

Quand on laisse macérer, bien des choses se passent naturellement, notre subconscient se nourrit des événements qui se présentent. Depuis quelques mois, j’ai reçu des propositions variées. Des demandes de chasse de têtes, évidemment : « Juste une p’tite vite de même, via ton réseau », auxquelles j’ai dit non. Un poste de direction de comptes en RP, un autre en direction de ressources humaines. J’ai fait la rédaction d’un site web et offert mes conseils professionnels à qui les sollicitait.

Ces offres fabuleuses ont été chaque fois une occasion de me préciser. Toujours sans trop de conscience. D’ailleurs, chaque non m’a fait vivre un vertige : « Tout d’un coup que j’me fais plus jamais rien proposer ? » « Tout d’un coup qu’à force de dire non, je fucke le cosmos et qu’il ne m’offre plus rien ? » Ce que je ne voyais pas, c’est qu’un non à d’autres, signifiait un oui pour moi. En me positionnant, je dessinais ma voie.

J’ai ainsi pu apprendre que je n’ai pas envie d’écrire pour d’autres, malgré mon vif intérêt pour cette activité. Que bien que je sois une maniaque des médias sociaux, les animer sur commande ne m’anime pas moi. Autre donnée non négligeable, considérer travailler pour quelqu’un me coupait le souffle de plus en plus. Me restait donc à trouver le courage et l’élan pour surfer sur ces constats.

AIDE
C’est à ce moment que mon contact avec le SAJE a été déterminant. Pour s’assurer un support via leurs services, on doit présenter un document pour évaluation par un comité. Cet exercice m’a permis de structurer ma pensée et développer les arguments autour du projet à mettre sur pied. La belle twist ici, c’est qu’à force de démarches pour préciser les services à offrir et pendant qu’on valide l’intérêt que suscite ledit projet, une chose importante se passe : on visualise. À tel point que d’être retenue ou non pour le programme n’allait plus rien changer à ma décision de plonger.

PROJET
En ce moment, je suis à définir, modeler et remodeler mon offre de services. Le fruit de ma réflexion devra figurer dans le plan d’affaires, qui est le moteur du programme Lancement d’une entreprise qu’offre le SAJE.

J’en suis au coeur, c’est déjà ça. Ma motivation repose, d’abord et avant tout, sur mon besoin de contribuer et mon désir de faire bénéficier de mes talents d’écoute et de conseil. Partager le plus possible mon intuition, ma pertinence et ma créativité quand il s’agit des gens, des employés.

Ma mission se traduit par un service d’Accompagnement en gestion, rétention et embauche, destiné d’abord aux agences de pub, web ou design. À toutes ces merveilleuses petites boîtes gonflées de créativité, souvent trop débordées et parfois démunies lorsque vient le temps de se pencher sur la gestion de leurs talents. Au fond, je garde le volet qui m’a nourri pendant mes 6 ans comme chasseure de têtes, et je flushe la partie chasse.

Me retrouver à faire ce qui répond à mes intérêts profonds est d’un naturel enlevant jusqu’à maintenant. J’ai plongé tête première dans mes premiers mandats, comme si je l’avais fait toute ma vie. Au fond, je l’ai toujours fait. D’en faire une offre de services qui s’inscrira dans une réalité business représente une autre paire de manches toutefois. D’où mon infinie gratitude à l’égard du SAJE d’avoir reconnu la valeur de mon projet.

QdeJOB
Mon blog continuera, tant pour partager ce que j’apprends chaque jour, que pour guider, ne serait-ce qu’un peu, les employeurs et les employés. Un site naîtra éventuellement, question d’y expliquer mes services et permettre un minimum d’organisation de l’info qui s’accumule. Et quoi d’autre encore ? Comme pour tout, les choses se présenteront sur le chemin arpenté.

Je serai toujours heureuse de lire vos commentaires, réflexions et questions. Aussi, très privilégiée de bénéficier de votre matière grise. En plus d’être comblée de pouvoir moi-même, aider et conseiller, en répondant aux questions d’employeurs et d’employés.

Nowell et notre flow

J’ai une amie superbe qui est en couple avec un gars super qui travaille dans un domaine choyé : créatif et lucratif. Les aptitudes et les compétences exceptionnelles que Mathieu a développées au fil des années font qu’il roule aujourd’hui à son compte, à vitesse grand V. La notion grand V est bien relative me direz-vous. Pour Michelle, ça signifie boulot 45 heures semaine, s’entraîner tous les matins et courir les 5 à 7. Pour Martin, c’est d’être à l’écoute de ses clients, en tout temps. Le grand V de Mathieu, c’est d’avoir une équipe de 28 employés qui travaillent 24h sur 24, sur 2 horaires. Méchant rythme !

Il va sans dire qu’il est fatigué et que ses vies de couple et sociale existent à temps partiel. Heureusement, il a le bonheur d’avoir une blonde compréhensive et généreuse. Quand j’ai croisé Mathieu, l’air épuisé et sans appétit pour cause de nausée, j’ai été prise de compassion extrême. Pour lui, pour sa douce moitié, pour ses équipes de travail.

Combien de Mathieu connaissez-vous ? Ces gens talentueux, à la remorque de leur succès, qui se retrouvent à gérer des croissances démesurées les mettant dans un mode réactif incessant. Ces gens qui ne sortent jamais la tête de l’eau pour respirer et évaluer la situation.

Quand il a quitté le resto, après un gros 30 minutes, l’assiette de Mathieu était à moitié pleine. Je me suis même demandé s’il était sage qu’il conduise, malgré qu’il avait à peine bu son verre de rouge. Si ça avait été propice, je l’aurais écouté et conseillé avec plaisir. J’aurais aimé lui permettre d’en évacuer un peu auprès d’une oreille attentive. Mais, comme c’est souvent le cas avec les gens pris dans ce cycle, le moment ne semble jamais bon. Justement.

Prendre le temps de parler de ses enjeux permet à tout coup de mettre de l’ordre dans ses idées et dans ses priorités. C’est déjà énorme. S’entendre raconter sa propre réalité, bien se faire questionner, ça permet de créer de l’espace et du mouvement pour que les solutions émergent. À l’inverse, quand on a l’arbre collé sur le nez et que notre quotidien n’est qu’une série de réactions en chaîne, quand on se sent seul à porter tout le poids de nos mandats, le contexte est peu fertile à l’amélioration.

Pour voir plus clair, on le sait, il faut prendre du recul. S’arrêter et ne plus penser, pas facile ça ! Faire le plein en se consacrant à ce qu’on aime et à ceux qu’on aime. C’est quand on est rempli et reposé que la vision peut se clarifier. C’est là qu’on trouvera l’élan pour passer en mode ajustement. Que ce soit de poser davantage nos limites, embaucher de l’aide, congédier un mauvais élément qui contamine, restructurer les équipes de travail ou changer le café pour du thé. Les solutions existent, suffit de créer les conditions pour les voir.

En ce congé des fêtes, je souhaite à tous les Mathieu du monde des moments consacrés à ce qu’ils aiment et à ceux qu’ils aiment. Je leur souhaite une période de repos, de paix et de ressourcement.
À tous les autres, je souhaite…une série de moments consacrés à ce que vous aimez et à ceux que vous aimez. Je vous souhaite une période de repos, de paix et de ressourcement.

Que votre 2010 soit remplie d’amour, de contentement et de compassion !

Pour ma part, 2009 a été une année fort prenante, une année sous le thème : « Tasser l’arbre qui cache ma forêt ». Ce qui m’a permis de comprendre que les arbres ne bougent pas. Et là, j’me suis déplacée. La forêt s’annonce magnifique.

Cheers !