Théoriquement, pour cause de gros bon sens, on devrait toujours embaucher len-te-ment et mettre à pied au plus sacrant. Dans la majorité des cas, c’est en plein l’inverse qui se produit. Dans l’industrie des communications du moins. Ici, on embauche en coup de vent et on finit plus de finir par virer.

On peut expliquer cet écart de raison par le rythme fou, les personnalités effervescentes et la réactivité que commande le va-et-vient des mandats. La réactivité. Beaucoup de gestionnaires, enflammés par une surcharge soudaine, ont le réflexe d’embaucher. Solution permanente à une réalité passagère.
Pas qu’on doive freiner les patrons qui souhaitent alléger les employés qui en donnent trop, non. Mais oui, un peu. Puisque d’y aller en mode réactif empêche une vision à plus long terme. Une vision, point.
Est-ce que d’accorder une part de ses nouveaux revenus à un chargé de projets qui sera utile les 4 mois prévus à l’échéancier est vraiment rentable? Parfois oui, vu le trop plein de boulot devenu durable. Ou si on veut se donner une marge pour aller chercher de nouveaux contrats.
Dans d’autres cas, de jouer dans la distribution des rôles à l’interne ou d’utiliser des bras pigistes, sont de meilleures avenues. Le malaise peut aussi venir d’un mauvais casting actuel au sein de l’équipe. L’idée, c’est de se donner le temps de considérer quelques options, moins courantes, et ne pas s’en tenir à l’habituel.
Autres effets non désirables d’ouvrir trop rapidement un poste? Un recrutement et une embauche tout aussi peu éclairés. Risques très élevés de conclure sur une erreur qui coûtera de l’argent, on le sait. Et aussi émotivement. Je connais très peu de patrons qui sont à l’aise avec une mise à pied. En fait, j’en connais aucun.
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En extra :
D’autres arguments en faveur du slow hiring : Hire slow, Fire fast
Quand même jaser s’avère difficile, quelques pistes : Embauche de coeur, gestion de tête.
Quelques trucs pour pratiquer l’embauche éclairée : Hire slow, Fire fast!

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