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Embauche et mise à pied : 2 rythmes

Théoriquement, pour cause de gros bon sens, on devrait toujours embaucher len-te-ment et mettre à pied au plus sacrant. Dans la majorité des cas, c’est en plein l’inverse qui se produit. Dans l’industrie des communications du moins. Ici, on embauche en coup de vent et on finit plus de finir par virer.


On peut expliquer cet écart de raison par le rythme fou, les personnalités effervescentes et la réactivité que commande le va-et-vient des mandats. La réactivité. Beaucoup de gestionnaires, enflammés par une surcharge soudaine, ont le réflexe d’embaucher. Solution permanente à une réalité passagère.

Pas qu’on doive freiner les patrons qui souhaitent alléger les employés qui en donnent trop, non. Mais oui, un peu. Puisque d’y aller en mode réactif empêche une vision à plus long terme. Une vision, point.

Est-ce que d’accorder une part de ses nouveaux revenus à un chargé de projets qui sera utile les 4 mois prévus à l’échéancier est vraiment rentable? Parfois oui, vu le trop plein de boulot devenu durable. Ou si on veut se donner une marge pour aller chercher de nouveaux contrats.

Dans d’autres cas, de jouer dans la distribution des rôles à l’interne ou d’utiliser des bras pigistes, sont de meilleures avenues. Le malaise peut aussi venir d’un mauvais casting actuel au sein de l’équipe. L’idée, c’est de se donner le temps de considérer quelques options, moins courantes, et ne pas s’en tenir à l’habituel.

Autres effets non désirables d’ouvrir trop rapidement un poste? Un recrutement et une embauche tout aussi peu éclairés. Risques très élevés de conclure sur une erreur qui coûtera de l’argent, on le sait. Et aussi émotivement. Je connais très peu de patrons qui sont à l’aise avec une mise à pied. En fait, j’en connais aucun.

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En extra :

D’autres arguments en faveur du slow hiring : Hire slow, Fire fast

Quand même jaser s’avère difficile, quelques pistes : Embauche de coeur, gestion de tête.

Quelques trucs pour pratiquer l’embauche éclairée : Hire slow, Fire fast!

CV : expérience au McDo

Les CV, comme je l’ai déjà dit ici, sont un mal nécessaire. Toutefois, en rédigeant la section “à propos” de mon site presque fini, j’ai dû, encore une fois, me questionner sur quoi retenir et quoi discarter. Je n’ai évidememment pas hésité à sauter mon expérience au McDo. Pas parce que j’avais 17 ans, mais parce que je n’y ai rien appris. Ronald n’ayant pas su me retenir à ses côtés.
Par contre, je dois admettre que j’ai jonglé avec mon premier vrai job comme info à communiquer : gérante d’une boutique Benetton, dans mon Québecville natal. Career wise, cette expérience a été marquante, c’est pas rien.

Conclusion de jonglerie, puisque cette section de mon site s’adresse à des dirigeants débordés, Benetton n’aura pas sa place. Toutefois, il devrait se trouver dans mon CV. Parce qu’un CV selon moi, doit contenir ce qui nous permettra le mieux, de parler de notre histoire professionnelle.

Si on me demandait pourquoi j’ai mis ce poste qui se trouve loin, entre mon collégial et mes études universitaires, je dirais que ce passage trace mes origines professionnelles.

Travailler à 19 ans, gérer un commerce avec les hauts et les bas de 8 filles de 17 à 22 ans, c’est en soi une expérience. De le faire pour un patron hyperactif, créatif et émotif, tintait encore plus l’aventure. C’est là que j’ai commencé à m’intéresser à ce qui se passe dans la tête d’un entrepreneur. J’y ai aussi appris à gérer les relations entre les employées, entre le boss et les employées, et même parfois, entre les clients, le boss et les employées. Fun times! Si je l’ai fait pendant 3 ans, avant de m’investir dans mon bacc en comm, c’est que j’adorais cette réalité anarchique. Définitivement.

Avec le recul, je constate ce qui m’a marquée à ce moment et je vois la manière dont j’ai défini mes postes ultérieurs. Ça explique sûrement pourquoi je me retrouve si naturellement en trait-d’union entre les dirigeants et leurs employés. Depuis, j’ai aussi souvent choisi des boss ou des clients loins du modèle classique. J’ai pris goût aux défis de figurer et traduire la pensée d’un dirigeant complexe et inspiré, sans aucun doute.

Voilà donc comment le CV devrait être une map pour la discussion à avoir lors d’une entrevue d’embauche. Par opposition à un étalage d’expériences qui nous ont plus ou moins allumés.

Connaissez-vous les expériences professionnelles qui ont contribué à vous définir, vraiment ?

CV digne d’un pitch

Combien de fois m’a-t-on demandé ce que je pensais d’un curriculum vitae ? Et bien, je dirais pas loin du nombre d’entrevues accordées jusqu’ici. C’est-à-dire plus de 600. Chaque fois, ou presque, j’y vais de ce discours. Malgré cette position, que je reconnais être limitante, je demeure consciente qu’il faille quelque chose pour s’identifier. Surtout quand on n’a pas le privilège d’être connu, là où on veut aller.

Mises à part des pistes comme celle-ci, je n’étais pas en mesure de proposer d’autres options. Malheureusement. Jusqu’à ce qu’un ami de chez Provokat m’envoie ceci. Un CV digne d’un pitch, à mon humble avis.

La créativité et l’efficacité dominent. La distinction et l’inspiration aussi. Qu’on soit un candidat en cavale ou une agence préparant un dossier de pitch, voilà une alternative intéressante aux chemins de croix que sont les cv traditionnels.

Reste plus qu’à trouver l’infographiste complice maintenant.

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D’autres belles idées chez Mashable: dynamic digital resumes.