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Une perception de soi. À la fois.

J’ai tout de suite aimé le récent message Dove Real Beauty Sketches. Sa traînée de poudre 2.0 en dit long d’ailleurs. Il m’a fait verser une larme et m’a aussi mise en colère contre moi. Il a touché quelque chose de très vrai et intime.

J’avoue ne pas être partie en vrille over-analytique : y’a-t-il assez de femmes plus rondes, d’âge mûr, pas jolies, de couleur, est-ce sexiste que le sketcher soit un homme ? etc. J’ai encore moins considéré l’idée que ça pouvait servir aux méchants mâles et/ou marketeux de savons.

J’ai plutôt vite transposé ça dans mon monde, celui du travail. Ça m’a rappelé un billet d’il y a deux ans, sur ma différence perçue hommes/femmes, quand vient le temps de chiffrer la valeur de leur travail. En une phrase : « Les femmes disent vouloir se donner le temps de faire leurs preuves [avant d'exiger plus d'argent], les hommes réclament qu’on les paie pour faire ces mêmes preuves. »

Et là cadeau du destin, New Feelings Time Comedy a réalisé une super parodie ! Version hommes. Ben oui, c’est une parodie, mais c’est aussi le reflet d’une réalité dont j’ai souvent été témoin.

Dans le monde du travail, les candidates qui cherchent à faire leur preuve inlassablement, je les appelle les « premières de classe ». Parce qu’elles attendent qu’on mette une note sur leur travail, qui se traduira en salaire. Elles bûchent fort et elles ont souvent du mal à se reconnaître.

Les gars qui se comportent en ligne avec la parodie, mes client(e)s les appellent « les p’tits baveux ». Ce qui ne veut pas dire qu’ils mettent moins d’effort, travaillent moins bien, ou qu’ils ne seront pas embauchés. Ils ont toutefois tendance à bien s’auto-évaluer valoriser. Et ça marche.

Quand j’observe ce portrait, ça me semble déplacé de chercher des coupables, puisque ça réduit notre prise. Bien entendu, je suis d’accord avec la nécessité de changer les opinions superficielles et jugeantes de nos sociétés. Mais je pense aussi, et surtout, que la société ça se change de l’intérieur. Une personne à la fois.

Et en ce qui a trait aux femmes, incluant les « premières de classe », je crois que ça évoluera en changeant une perception de soi. À la fois.

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note – le billet en question : Homme, femme, argent.

Ton identifiant et ton mot de passe, contre un poste.

Lors d’entretiens d’embauche, le Québec interdit aux employeurs de demander aux candidat l’accès à leurs comptes sur les réseaux sociaux.


Say WHAT ?!

C’est la loi sur la protection des renseignements personnels qui permet cette interdiction.

Bien sûr, les employeurs regardent ici et là ce qui relève du domaine public. Je le faisais comme chasseure de têtes et je le fais encore quand j’aide des clients dans leur processus d’embauche.

Mais s’introduire dans le compte d’un candidat alors qu’on l’invite à quitter la pièce ? Ton identifiant, ton mot de passe, contre un poste ? Ou pas. Ça, ça me donne le goût de m’énerver.

Cela dit, je pense que voilà une opportunité de connaître la culture d’une entreprise. La boîte qui fouille ainsi avant d’embaucher, risque d’être de celles qui installent des mouchards sur les ordi des employés.

Il me paraît aussi important pour un candidat de se questionner sur le contenu de ses réseaux. Et dans le même élan, se demander aujourd’hui, jusqu’où il est à l’aise que son employeur navigue dans ses données personnelles. Les frontières de la tolérence ne sont nécessairement pas les mêmes pour chacun.
À vous de voir.

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nota bene:

Employés – si vous êtes encore à mettre des photos de vous sur votre page Facebook, avec un buvard sur la langue… peut-être est-il trop tôt pour envoyer votre cv à des adultes.

Employeurs – si vous n’êtes pas en mesure de détecter un candidat correspondant à la description ci-haut… peut-être avez-vous besoin d’un coup de main en recrutement.

;)

Perds pas ton temps avec celui qui sait

Celui qui sait, par inconscience, arrogance, ou par peur de s’exposer dans son ignorance, n’est jamais disposé à apprendre. Il sait.

Dans notre contexte où tout va vite vite, il paraît impensable de laisser l’autre aller d’essais en erreurs. Cette approche demeure toutefois la plus efficace, particulièrement avec ceux qui savent. Il faut leur laisser le temps de nous rejoindre dans notre évaluation de leurs besoins d’apprentissage.

Attendre en regardant les erreurs s’accumuler peut nous sembler impensable, voire invivable pour le contrôlant, à tendance perfectionniste. Cela dit, l’énergie non gaspillée à insister auprès de l’autre, ces heures sauvées à ne pas tenter de lui vendre nos méthodes éprouvées – tout ça servira bien, quand l’employé finira par le réclamer. Faudra être à l’écoute et disponible ce jour là.

« Un homme ne peut apprendre ce qu’il croit déjà connaître »
- Épictète.

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en extra :

Pour plus de sages paroles – Le Manuel d’Épictète

Travailler et jouer

- Évoluer en inspirant les collègues, le boss, ses employés, les clients.

- Travailler en étant imputable, fiable, irremplaçable.

- Écouter l’équipage, toujours. C’est lui le vrai baromètre.

- Naviguer de manière calme et assurée, surtout en eaux agitées.

- Célébrer les bons coups, les efforts, les défis relevés, les risques assumés. Les pirates sont des capitaine eux aussi, reconnus pour leur talent à relâcher la pression.

Cette semaine et toutes les autres à venir, je nous souhaite de:
Travailler ardemment, comme des capitaines.
Jouer plus souvent, comme les pirates.

L’intimidation

Ce sujet complexe mijote depuis que j’ai visionné cette vidéo, qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Jamais Seuls de la Fondation Tel-jeunes. Superbement portée par les amis de chez Commun.

Les propos ont d’abord éveillé mes souvenirs de cour d’école. Me suis revue collée sur les victimes pour leur donner le courage de se tenir debout et m’attaquant aux bourreaux, espérant les affaiblir devant leurs cibles.

Le milieu du travail m’est evidemment venu à l’esprit. Avec quelques pâles copies d’anecdotes de mon primaire, puisqu’au travail il m’est déjà arrivé d’en rocker certains, injustement dominants.

J’y ai aussi vécu quelques scènes dans l’autre rôle. Pas des cas d’humiliation évidente, mais des subtilités psychologiques malsaines, exprimées par la manipulation ou l’abus de pouvoir.

Aujourd’hui, via les employés et/ou les patrons, j’entends des histoires qu’on n’ose pas trop qualifier d’intimidation. Et pourtant.

Des individus plus vulnérables, par nature ou circonstances passagères, qui se profilent en victimes sans en être conscients. Certains qui aboient pour se frayer un chemin professionnel. D’autres qui ne savent user de leur autorité autrement qu’en écrasant. Dans la majorité des cas, ces dansent se font en coulisse, à l’abri du regard et des oreilles des boss.

C’est la fréquente banalisation de l’intimidation et le refus de la voir qui m’incitent à effleurer le sujet aujourd’hui. Je veux juste ouvrir une brèche vers un « hmm, voyons voir »… Et nous sensibiliser au fait qu’on porte en nous les deux profils et que le comportement de l’un, commande souvent celui de l’autre. Ce qui rend difficile de savoir où tout ça commence.

Chose certaine, puisque l’un s’alimente de l’autre, si un des deux comportements cesse, l’autre finira par s’estomper. Pour arrêter, ça prend de la force et du courage, une lucidité rare aussi. D’où l’importance de l’aide et de l’appui. Même pour celui qui intimide ou qui abuse. On y pense moins, mais ses malaises liés à l’estime se situent dans la même zone fragile, que chez celui qui le subit.

Leurs vulnérabilités se ressemblent, ce sont leurs moyens de composer avec qui varient.

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En extra :

Gestion des talents :

Dealing with bullying at work guide.

How to manage a bully.

Normes et politiques :

Harcèlement psychologique

Harcèlement psychologique au travail – Comment rédiger une politique détaillée

No liste pour 2012

Une liste de résolutions – me remettre au tennis, finir chambre à coucher, équilibrer vie perso, plus de clients, moins d’impatience – au cours d’une année qui en a déjà son lot, c’est pour moi une liste de trop : no liste pour 2012.

J’ai toutefois fait mon bilan de l’année 2011.
Pour :
- constater que mon travail est une source de satisfaction encore plus grande que j’aurais pu l’espérer, evermerci à mes clients
- réaliser que ce blogue est lu et référé plus que j’aurais pu le planifier – merci aux lecteurs
- apprécier le flow entre le boulot et la famille
- et enfin, reconnaître la liberté et l’intégrité professionnels que me procure le travail autonome

Bien sûr, mon bilan est en lien avec ma liste de résolutions du 1er janvier 2011. Cela dit, ce sont davantage mes aspirations claires et les actions qui en ont résulté, que les √ sur une to-do-list, qui expliquent mon contentement.

Pour la nouvelle année qui débute, je vous souhaite de l’amour. À profusion. De l’amour pour tous ceux qui vous entourent et de l’amour pour ce que vous faites.

Je vous souhaite aussi une vision. Assumée. De la couleur et de la grandeur qui vous font vibrer. Ainsi, les mots et les actions suivront, ils s’inscriront dans votre flow.

Belle et heureuse 2012 !

Voir autrement

La fin d’année approche avec son incontournable heure des bilans, au travail comme ailleurs. En janvier, le nombre d’employeurs qui décideront de virer l’un ou l’autre de leurs employés, n’aura d’équivalent que le nombre d’employés qui souhaiteront changer de boulot.

Et si on tournait la lunette de bord et qu’on changeait d’angle, question de voir autrement ?

Pour les boss, ça signifierait de gérer différemment, un peu à la fois suffit. Je sais, même un peu c’est un stretch. Mais Einstein l’a dit – pour obtenir des résultats différents, il faut agir autrement. La même recette s’applique à l’employé qui n’est pas content.

L’exercice touche un thème qui m’est très cher – puisqu’il vient de mon père – la responsabilité. Pas le sentiment de culpabilité avec lequel on le confond souvent, qui est lourd et agressant.

Être responsable de la satisfaction qu’on retire de son travail, de la performance de ses employés, du bonheur avec son conjoint, de la vie en général, c’est assumer notre mandat face à nous-mêmes de transformer nos inconforts en leur opposé. Notre sens des responsabilités contribue donc à nous élèver et non à nous écraser.

D’autant plus que la vraie affaire, c’est que tout ce qu’on ne règle pas finit par nous suivre – peu importe où on atterrit et avec qui. Ça, c’est le temps qui nous le dit, d’où les bilans.

Sur ce, je souhaite un temps des fêtes fabuleux, à tous ceux m’ont touchée, appréciée, challengée, en cette année 2011 qui pour ma part, se termine sur une note de contentement. Précieux.
Merci !

Joyeux noël et see you en 2012 !

ps : oui oui, la photo c’est notre sapin – version autrement.

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En extra :

Mon petit guide pour employés responsables : Vilains patrons.

weberies d’une conseillère en gestion des talents

Tranches de web traitant de la gestion des talents : spécial gen Y.

Changer de perspective ?
« conversations are usually about acclimating Millennials to a current system – but the best way to approach the Millennial conundrum may be to think about the inverse »
Are we asking the right questions about millenials ?

Éternels clash générationnels :
« So, what’s behind the disconnect between Gen Y perceptions and realities? To quote Tevye from Fiddler on the Roof (using a reference Boomers should be familiar with) “I’ll tell you in one word: tradition. »
Millennials in the workplace : solving the « Gen Y problem »

Propos très intéressants – merci Xavier Blais – au sujet d’un trait des Y dont on parle peu et que j’observe chez un grand nombre : sont vendeurs !
Je tends à croire qu’aux Québec l’entrepreneuriat ne boomera pas pour autant, mais ça demeure une caractéristique fort intéressante à solliciter, chers employeurs :
The entrepreneurial generation

Résumé d’enquête sur les Y et leur monde du travail – du télétravail ? – infographic :
Work from home. End of office?

En conclusion :
Un oeil sur les C – connectivité, communication, collaboration – la génération que les Y auront à gérer. Miroir, miroir.
Your future employee in 2030 : Are you ready?

Inspirer, OUI. Gérer, mmouain.

Même le plus allumé et enthousiaste des employés a besoin de connaître ce qu’on attend de lui. Des fois. Même les visionnaires les plus inspirants et limpides doivent prendre soin de préciser leurs attentes. Plus souvent qu’ils ne le croient.

Aborder cet aspect de leurs responsabilités avec des dirigeants est très instructif. Ce qui ressort pour beaucoup : Inspirer, OUI. Gérer, mmouain. Le premier acte les allume, le second vient avec toutes sortes de freins.

Certains, sans trop savoir, sont allergiques à l’idée de gérer les employés. Alors ils contournent : « Il est où le sens de l’initiative ? On n’a jamais eu besoin de me dire quand je dois livrer à moi, et encore moins dans quelles conditions. »

Le fait est que pour l’entrepreneur, c’est son projet d’affaires qui joue le rôle de patron. Ses clients, sa survie d’entreprise, son ego… Il peut être tellement pris par ces enjeux qu’il ne réalise pas que ses employés ne carburent pas aux mêmes éléments que lui.

Sous cette négligence de la gestion pointe souvent un inconfort avec l’autorité. Un dirigeant, ça n’a pas de boss. Si éviter d’en avoir un n’était pas dans sa liste de motivations pour lancer sa business, l’idée de se trouver de nouveau sous les ordres de quelqu’un a souvent été une des raisons pour ne pas la fermer.

Cet inconfort, inné ou acquis, fait en sorte que certains dirigeants – une majorité à l’esprit très créatif dans mon univers clients – se trouvent paralysés ou en déni quand vient le temps de gérer.

Communiquer les attentes, demander des comptes, suivre la performance, ajuster le tir, etc : Imposer ce qu’ils évitent pour eux-mêmes est définitivement paradoxal. Il y a parfois la crainte de déplaire qui s’ajoute en étant THE BOSS, mais ça, c’est un autre thème.

En ultra simple :
Les boss qui n’aiment pas les boss n’aiment pas être bossés, et ils aiment encore moins jouer au boss.

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En extra :

Pour lire sur les nuances dirigeant / gestionnnaire – réalité double incontournable quand on est dans une petite entreprise :
« Managers ask about execution. Leaders ask about direction. »
Stop asking stupid questions.

Et si vous êtes capable d’en prendre encore – sur le rôle de gestionnaire :
The 40 hats all managers wear, plus one.

weberies d’une conseillère en gestion des talents

Tranches de web portant sur la gestion des talents : patrons, employés, leadership, psychologie, communication, etc.

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« The absence of acknowledgment and encouragement can very easily turn into the perception of a critique »
- Encourage talent if you want it to grow.

« Your ability to communicate with care and compassion is actually felt and builds trust. There’s a bonus in it for you, too. Richard Boyatzis’ research on the positive physiological effects of compassion shows it reduces power stress, a unique stress experienced by leaders. »
- Effective leadership begins with professional intimacy.

« Un employé qui s’est distingué par sa grande compétence et par sa contribution à l’atteinte des objectifs de l’entreprise (…) sera-t-il aussi compétent comme gestionnaire qu’il l’a été comme expert ? »
- L’étoffe d’un boss.

En écho à ces mots qui trop souvent prennent leur sens dans la réalité des patrons : « Hire for talent, fire for attitude »
- What your attitude needs is a swift kick in the butt.