Articles marqués ‘génération X’

weberies d’une conseillère en gestion des talents

Triées sur le volet, des lectures qui m’ont plu, assez pour vous les partager. Elles traiteront de la gestion des talents : boss, employés, leadership, communication et bien sûr, la psychologie et les comportements humains qui en sont la base. Bonne lecture!
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Being born predisposed to certain talents and lacking in others — is really just one small piece of the puzzle. In fact, decades of research on achievement suggests that successful people reach their goals not simply because of who they are, but more often because of what they do.

Nine things successful people do differently.
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Notre perception est souvent biaisée par la réalité qu’on veut bien voir. Les gestionnaires et dirigeants n’y échappent pas. Inspirée du billet qui suit, voici ce que j’entends le plus souvent : « Everything depends on me. » Ce qui sous-entend : « My way is the best way. »
The top ten lies leaders believe.
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Des nouvelles, bonnes en plus, de ma génération X.

If we could use only three words to describe them, the most applicable choices would be active, balanced, and happy.

The generation X survey, those kids are alright.
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Complexity can indicate a lack of clarity. When nothing is number one, everything becomes number one–all at once. Many people view complex explanations and business presentations as indicative of superior intelligence.
Truth comes in sentences. BullShit comes in paragraphs.

Why you should keep it simple.
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nb : La plupart des références sont en anglais puisque je vais là où la sève se trouve. Je suis plus qu’ouverte à découvrir des propos franco aussi simples et concrets. Merci de me révéler vos sources.

Y au menu

Ces jours-ci, encore une fois, on trouve les Y au menu des médias. Moi qui observe déjà une irritation envieuse de la part de ma génération X, ça risque pas d’aider. Trop d’attention et d’intérêts envers nos cadets qui envahissent le marché du travail !

Intéressée et concernée par leur réalité, j’ai collaboré au dossier sur la relève paru dans le magazine InfoPresse de septembre. L’intention était de tracer un portrait, un peu personnel, beaucoup professionnel, à partir d’un entretien avec 2 échantillons Y. J’ai donc passé un très agréable moment en compagnie de Nadine et Simon. Voici le résultat : Génération instantanée.

Dès mardi de cette semaine, le documentaire Y mode d’emploi, réalisé par Eza Paventi, sera diffusé à Canal Vie. On y parlera des Y et leurs amis, leur famille, leurs amours, leur rapport au travail, etc. Des extraits juste ici.

Dans le cadre de son émission à la Première Chaîne de Radio-Canada, Michel Désautels a questionné et échangé sur le sujet avec la documentariste. On peut les entendre .

Hugo Dumas, de La Presse, a aussi couvert le sujet. Il aborde entre autres, la notion intéressante du late blooming, qui réfère à un processus de maturation lent. Tendance observée chez de nombreux Y.

Mais, quand on y regarde de plus près, ladite tendance n’est pas si nouvelle, elle a tout de même commencé à s’installer un peu pas mal au temps des X : Les Invincibles, ça vous dit quelque chose ?

J’ajouterais même que, ces Tanguy auxquels Dumas fait allusion datent aussi du temps d’avant. La preuve, celui du film aurait aujourd’hui 37 ans. Le phénomène est donc apparu sous la gouverne de ma génération.

Je me risque donc à lancer qu’on n’est probablement pas si loin les uns des autres. Le contexte du marché de l’emploi et le nombre plus élevé des Y font varier certaines données importantes, j’en conviens. Mais on était tout de même sur une lancée similaire…non ?

L’engagement et la gestion nouvelle

Cette semaine, je vous laisse en compagnie de trois CEO inspirants. Dense échange sur l’engagement et la gestion nouvelle qui s’inscrivait dans le cadre de la conférence Techonomy, qui a eu lieu au Lac Tahoe, début août.

Le panel est composé de Jeff Weiner, CEO de LinkedIn, Rajeev Singh-Molares, président Asie Pacifique et Chine de Alcatel-Lucent , et mon préféré, Vineet Nayar , CEO de HCL Technologies. Son impressionnant portrait ici.

Ceux qui me connaissent se doutent bien que la yogi en moi a été charmée par l’indien qu’il est. Mais au-delà de ma réalité biaisée, son propos inspire et fait réfléchir. Sa première intervention le positionne efficacement d’ailleurs, il exprime son malaise avec le thème «Managing the unmanageable» et s’empresse d’ajouter «The worforce is not a problem, it is an opportunity». Je l’aime.

Les points de vue peuvent certes éclairer les gestionnaires qui se questionnent, et/ou, sont dépassés. Tout comme ils peuvent aider les employés en mal de mieux se faire comprendre par leur employeur.

Voici quelques thèmes qui m’ont particulièrement plu :

Vineet Nayar explique en quoi la force de travail est une opportunité davantage qu’un problème.

Jeff Weiner parle de l’incontournable transparence dans les organisations,

Rajeev Singh-Molares expose sa vision de la gestion des GenY

On y parle aussi des effets du personal branding et du networking sur les changements d’emplois en accéléré, de la jeune génération à travers le monde et des réalités organisationnelles, du leadership vs le management, etc.

Efficace et concret. Bon visionnement !
Partie 1

Partie 2

Génération one-on-one

Plus j’échange avec les gestionnaires, dont la majorité sont issus de ma génération, les X, plus je les vois déconcertés et irrités par les défis que leur pose la génération Y. Fait intéressant, dans leurs limites à les gérer, ils croient souvent que leurs employés les provoquent et les challengent par pure arrogance ou par simple insouciance.

Notre réflexe, particulièrement en ce qui a trait aux Y, a été de classer et catégoriser cette génération. Comme pour bien d’autres groupes, peuples, religions, etc, ça nous rassure et ça nous offre une prise sur quelque chose. Cela dit, comme dans tous ces cas, une fois en contact avec les membres d’un groupe, considérer les individus un à un demeure la seule manière de créer la relation et l’individualiser. Ce qui est aussi vrai en gestion, maintenant plus que jamais. C’est d’ailleurs cette tendance qui déstabilise bien des organisations et leurs gestionnaires en ce moment.

Les règles traditionnelles de gestion en entreprise, parfois discriminantes pour certains parce que trop générales, fonctionnent de moins en moins. On réclame maintenant du sur mesure, du personnalisé. On peut comparer le phénomène à celui des médias sociaux, issus du web 2.0, qui installe la conversation entre les marques et les consommateurs. Au niveau de l’espace travail, l’entrée massive de la génération Y commande une gestion individuelle avec des règles ajustées. La devise est au relationnel, pour une génération one-on-one.

Il est vrai que, contrairement aux générations précédentes, ils n’accordent pas la priorité à leur carrière. Mais ce n’est pas par manque d’intérêt. C’est leur manière d’aborder le travail qui est différente. Leur carrière fait partie intégrante de leur considérations générales de la vie. Comme ils souhaitent que tout s’imbrique, il n’est d’autre option que de connaître de chacun ce qui le motive, l’allume, le rend heureux. Au boulot, mais aussi ailleurs, puisque c’est indissociable.

Là où ça accroche, c’est que leurs gestionnaires ne savent pas comment aborder cette réalité. Et apprendre prend du temps, ce dont ils manquent. Les directeurs actuels ont été, plus souvent qu’autrement, “garochés” dans leur poste. Il ont appris seuls, sans support, à coups d’essais-erreurs. Les plus humains et intuitifs s’en sortent bien. Les autres, un peu moins. En complément, lisez ce billet sur la gestion des Y.

Alors, du jour au lendemain, sur le compte de l’arrivée de cette génération extraordinaire, voilà qu’on indique aux dirigeants et gestionnaires d’agir différemment. On leur demande de s’ajuster, d’écouter, d’encadrer et de donner du feedback (c’est quoi ça ?), systématiquement. Le tout dans le but de satisfaire, stimuler, faire grandir et enfin, espérer retenir.

Toutefois, ce qui se cache de l’autre côté de cet effort, ce sont des employés redoutablement efficaces, qui, une fois qu’ils sentent la relation de confiance établie avec leur patron, sont loyaux et dédiés. Qui, une fois qu’il se sentent écoutés et compris, donnent tout ce qu’ils ont, ce qui est énorme. Ça existe, j’en ai vus, de mes yeux vus !

Vous en connaissez des comme ça vous ?

Pour chaque talent

Tout le monde est talentueux. TOUT-le-monde.
Et chaque talent a son auditoire.

Pas toujours évident de s’y retrouver par contre. Il faut être à l’écoute et sur le qui-vive. Et en plus, il est parfois inquiétant d’assumer ce qu’on s’est découvert au fil de la vie. L’essai erreur est définitivement permis. Ce que la génération Y est d’ailleurs très habile à pratiquer, un an par ici, six mois par là. Why not.

Cela dit, parfois je me demande si un rythme aussi rapide risque de brouiller leurs pistes davantage que de les alimenter dans leur recherche. Parce qu’il me semble que, pour identifier son talent, on doive expérimenter une constance et un certain ancrage. Je m’interroge ici. Vous avez une opinion à ce sujet ?

En ce qui a trait à ma génération, les X dont je parle ici, ce que j’ai constaté au fil des années, touche davantage la difficulté à pleinement assumer son talent. J’ai croisé tant d’artistes, pour ne parler que d’eux, qui ont mis de côté leur art, parce qu’emprisonnés par la croyance que d’en vivre était impossible. Du moins en vivre selon les critères dictés par leur éducation ou leurs ambitions. Bon nombre de ces mêmes personnes, la quarantaine à leur porte, se demandent maintenant comment trouver une flamme. Professionnelle.

En début, moitié, ou même trois-quart de carrière, pas trop tard pour savoir ce qu’on veut et sur quel talent on a vraiment envie de surfer. Qu’on possède un talent pour naviguer en milieu corporatif, il y a un auditoire qui correspond, une organisation qui nous va. Si l’aptitude à l’indépendance domine, peut-être est-il temps de choisir ses propres clients. Ceux avec qui il sera possible de grandir. Si le talent artistique l’emporte, que ce soit en arts appliqués, de la scène, en écriture, pourquoi ne pas vérifier s’il serait bon d’en vivre ?

Peu importe la voie, pour chaque talent qu’on se découvre et qu’on assume, il se trouve un endroit pour l’exprimer. Un auditoire pour l’apprécier.
N’est-ce pas que la vie est belle ?

RH ou rh

Ouf quelle semaine ! Thank god, on ne dépose pas un plan d’affaires à tous les jours ! Même pas eu le temps de faire un retour sur les conférences RH organisées par Info-Presse la semaine dernière. J’y suis allée par curiosité et intérêt, évidemment. Bien que le terme ressources humaines me mette toujours dans une étrange disposition, leur vocation reste au coeur de mes intérêts. Et quand l’axe des conférences est : Susciter l’engagement, y’a pas de doute que ça m’accroche.

Je suis sortie de là en me posant quelques questions : Est-ce qu’un métier aussi traditionnel, inscrit dans une approche aussi conservatrice peut vraiment innover dans ce contexte d’emploi mouvant qu’on connaît ? Est-ce que l’absence d’innovation vient de la nature des gens qui pratiquent la profession ou elle vient des attentes des entreprises en matière de gestion ? Peut-être que ce conservatisme est lié au fait que les départements RH ont toujours été perçus comme des siphons à cash. C’était du moins le point de vue de mes employeurs naguère. Enfin, ces questions sans réponse ne sont pas vraiment en lien avec le contenu entendu, mais plutôt avec la manière dont les sujets sont abordés, de manière générale.

Quelques phrases m’ont marquée, ici et là.

Sur la génération Y.
La sympathique et animée Mélanie Girard, de L’Entremetteuse a fait sourciller l’ex chasseure de têtes que je suis à quelques reprises. Elle a aussi suscité mon intérêt quand elle a parlé des Y. Rien de bien nouveau comme info, mais j’ai aimé entendre ce thème diffusé à un groupe. J’ai aussi aimé voir les pros des RH prendre des notes lorsqu’elle parlait. Ce qui m’a d’ailleurs aussi étonnée. « La génération Y ne peut pas imaginer faire la même chose pendant 3 ans. »

Laurence Orillard, Consultante en développement du leadership et de l’apprentissage, femme paraissant conservatrice oui, mais drôlement emballée par ce dont elle parle. Je suis convaincue qu’elle sait faire aimer les employés, même aux dirigeants les moins enclins. « Pour retenir les Y, il faut vous attarder à ce qu’ils veulent et surtout, ne pas prendre pour acquis que vous le savez ». Et à voir la salle prendre des notes à ce moment-là, je tends à croire qu’on ne la connaît pas tant que ça. Et pourtant.

Sur la performance au travail.
Christine Giroux, Coordonnatrice Ressources humaines chez Groupe Proaction, nous a appris que, selon une étude dont je n’ai pas noté l’origine, « le taux de productivité moyen au Québec est évalué à 51% ». Iiisssshhh, pas fort fort. Dans le même élan, elle nous informe que la communication inadéquate des attentes est la principale cause de ce taux, ainsi que le peu de supervision des gestionnaires. Y’a aussi la très mauvaise organisation du travail qui devrait entrer en ligne de compte. Ça se voit partout, tous les jours, notre système de santé en est un exemple criant. Ailleurs ou en agences, le Québec, c’est le Québec.

Sur la motivation en milieu de travail.
Magali Legault, Coach-consultante en gestion du changement et développement de talents, nous a entretenus, avec sa reposante et inspirante présence, de quelques éléments qui contribuent à la motivation des gens dans les organisations. « Pour la plupart, vous conviendrez que la vraie motivation implique un lien émotionnel envers la tâche, les gens, l’entreprise, notre mission personnelle, nos valeurs : on ne peut pas être vraiment motivé si le coeur n’y est pas. Ça doit avoir un sens pour nous.  » En gros : « La motivation, ça part du coeur » et j’ajouterais que ça part aussi d’en haut. En terme hiérarchique, j’entends.

Quand je regarde toutes ces pistes, me semble que ressources humaines devrait plutôt s’appeler relations humaines. Ce qui m’inspire ici n’est pas nouveau et ne concerne pas qu’une génération en particulier. Connaître ses employés, les motiver avec conviction et bienveillance, donner du feedback constructif, ajuster les tâches et la charge de travail afin de maintenir l’intérêt, finalement, les ENCADRER. On s’entend que ça devrait être le basique quotidien d’un gestionnaire de talents. Et si ces gestionnaires subissent les mêmes négligeances venant de leur supérieur, peuvent-ils eux-mêmes être à la hauteur ? Vous en dites quoi ?

Y sous 3 angles

Il y a plusieurs méthodes efficaces pour décrire des notions nouvelles et dérangeantes, comme celle de la génération Y, par exemple. Parmi toutes, j’ai retenu 3 manières qui m’ont interpelée. Une anecdote bien concrète, une citation des concernés et une phrase éloquente, d’un brillant observateur. Voici donc les Y sous 3 angles, parmi d’autres.

Anecdote.
L’histoire se passe en firme de relations publiques. La structure est simple, Marie la nouvelle conseillère principale, un ou deux conseillers seniors, et bien sûr, plusieurs apprentis. Jeunes, allumés et heureux de venir montrer de quoi ils sont capables. Rappel : prémisse de Y, pas là pour obéir docilement, là pour nous dépasser ou minimalement, nous shaker. Voilà donc la manière avec laquelle ils abordent Marie, ambitieuse et performante génération X, qui ne comprend rien à cette assurance, qu’elle associe d’abord à de la sale arrogance.

Les premiers mois de Marie avec sa gang sont à la fois agréables et pénibles. Bien qu’elle apprécie leur énergie et leur curiosité, elle n’en peut plus de se battre pour assurer SON minimum de productivité. Devoir les convaincre des procédures et de la marche à suivre quand vient le temps d’envoyer un communiqué de presse et d’assurer le suivi auprès des journalistes, lui semble surréel. Une marche dans le désert dont elle se passerait, rien à voir avec l’école d’où elle vient.

Un beau matin, Marie a cessé de se battre. Elle a donc mieux observé. Le recul permet de voir, on le sait bien. C’est à ce moment qu’elle a décidé de prendre un risque. Comme le blabla ne faisait pas le travail auprès des recrus Y, elle est passée de l’exercice traditionnel qui se résume à montrer, pour essayer de démontrer. Concrètement, elle les a laissés aller à leur manière, pour procéder à la sienne de son côté. Envoi d’un communiqué massif aux journalistes, avec méthodes d’envoi et de suivi totalement décousus, selon qui exécutait. Ça prend du guts, il va sans dire.

Les résultats ont parlé. Marie a obtenu une couverture de presse démesurément plus grande et satisfaisante que celle de ses protégés. Sans prononcer de commentaire jouissif à la : « Je vous l’avais bien dit », elle a vu se rallier l’équipe en moins de deux. C’est à ce moment qu’elle est passée de patronne inefficace, à mentor estimée. Pas si arrogants et prétentieux finalement.

Les Y étant issus d’une époque de surabondantes informations, souvent contradictoires, et ayant bénéficié d’une grande valorisation de leur identité et de leur point de vue, ils ont développé un sens aiguisé de la critique et de la prise de position. Ils sont aussi pris d’un certain scepticisme face aux recettes imposées. Alors, peut-être vaut-il mieux leur démontrer que de s’évertuer à leur montrer ?

La citation.
Jenny, une Y, m’a laissé un efficace commentaire suite à ce récent billet : « Je suis Y (…) Je veux être stimulée, je veux apprendre et je veux livrer! Évidemment, je suis souvent frustrée parce que les choses ne bougent pas suffisamment vite pour moi, je stagne et ça me rend complètement folle de faire du surplace. Mon employeur n’accepte pas la critique, parce que je ne veux pas suivre les 50 étapes préalables à l’élaboration d’une critique concernant le mode de gestion des « ressources ». Vraiment, il y a des jours où je me demande comment vais-je survivre à toutes ces années de travail si rien ne change (…) »

L’observation.
En vous mettant en contexte, je me ferai plaisir en vous parlant d’une blogueuse américaine que j’ai en très haute estime. Non seulement parce qu’elle est successful, mais aussi parce que Penelope Trunk est très contestée. Je l’estime parce qu’on partage une appréciation des Y et surtout, j’apprends d’elle. Étonnamment, plus encore sur le plan personnel. Et quand je dis personnel, ça inclut même sa vie sexuelle. Cette blogueuse et entrepreneure est atteinte du syndrôme d’Asperger, et elle en parle ouvertement. Trunk m’a ainsi permis, au cours des 18 derniers mois, de faire un voyage au pays de la maladie mentale, à un moment où il était temps que je m’ouvre à cette réalité qui nous entoure. Qui m’entoure.

Tout cela dit, l’observateur à citer est quand même Seth Godin ! J’aime cet auteur pour la finesse de ses observations, sa créativité et ses nombreux projets. Godin le blogueur est d’une efficacité et d’une concision redoutables. Il m’inspire.

Donc, Penelope Trunk fera une conférence web en compagnie de Godin ce jeudi. Ils discuteront du dernier livre Linchpin de ce dernier. Lorsqu’elle lui a demandé de quoi d’autres ils parleraient, la réponse qu’il a rédigé m’a solidement accrochée :

« My take is that [generation Y] is the last one that will be as totally brainwashed by the system, by the schools and by companies and by society to believe that the industrial age (and compliance) is their ticket to the carnival. The smart ones will see that and play a different game, and the sooner they realize how bad the scam is, the faster they’ll recover. »

Voilà d’où c’est tiré, et si vous désirez vous inscrire à la web conférence, c’est aussi ici.

À vous maintenant de faire parler ces 3 angles de Y comme il vous convient.
Et dites-moi, lequel ou lesquels vous allument ?

aspiration vs ambition

Je comptais revenir avec la nouvelle réalité de gestion qui accompagne les Y dès aujourd’hui, et je le ferai après ce détour. Les échanges joufflus que le sujet a invités, m’ont menée à certaines observations qui méritent le partage, je crois. L’une d’elle se résume en deux mots : aspiration vs ambition. Je vous laisse deviner qui de X et qui de Y, se mérite quelle étiquette. Chose certaine, ça peut bien s’opposer dès l’entrée.

Ces mots ne viennent pas de moi, mais de mon ami Philippe avec qui j’ai eu une discussion corsée au sujet des X, des Y, du boulot, etc. Entre deux curves, il m’a partagé son point de vue éclairant, malgré que sombre, sur son parcours professionnel. Ça rejoint dramatiquement les nombreux X que j’ai rencontrés en entrevue au cours des dernières années. Une espèce de pessimisme post-boomer a marqué notre entrée sur le marché du travail. Il s’est vite transformé en cynisme résigné pour un grand nombre. Les plus déterminés, de leur côté, se sont jetés à bras raccourcis dans l’ambition.

Quand l’avenir de l’emploi est déprimant, quand on se fait répéter que tout ce qui était à faire socialement a été fait par nos prédécesseurs, qui en passant, sont pas près de partir, je pense que de se refermer sur soi par défense, ça se peut. Je pense aussi que de se dire je fonce sans trop tenir compte des autres, collègues ou patrons, ça se peut aussi.

Je suis tombée sur une perle radio-canadienne en naviguant sur les internets. C’est de janvier 1986 et on a l’impression que ça vient des années 60 (sourire et soupir). En passant, portez attention en début d’entrevue, le sociologue Fernand Dumont nous rassure en nous disant que les ordinateurs à la maison ne sont que de passage « comme pour bien d’autres gadgets ». Suave. Ça se veut une belle mise en contexte de notre entrée dans le prometteur monde du travail.

Alors, pour ceux qui n’y étaient pas, ou pour ceux qui, comme moi, étaient trop occupés à avoir du fun pour écouter une entrevue radio dont le titre était : Une génération perdue ? On clique ici.

Pas surprenant que certains X roulent des yeux en vous voyant arriver, vous là, les Y allumés. Vous devez certainement passer pour des jovialistes déconnectés par moment. Vos aspirations encore vierges, votre idéalisme et ces valeurs interplanétaires qui-se-foutent-un-peu-du-comment-le-beurre-se-paiera, croisent une génération qui ne l’a pas eu rose.

Cela dit, je vois de l’espoir. Bien que je me sois beaucoup penchée sur les différences, on sait bien que celles-ci peuvent aussi être source de complément, si on s’attarde. Autrement dit, on peut sûrement faire en sorte que l’aspiration et l’ambition travaillent de pairs. Et ce se serait drôlement payant. Pour bien du monde. Vous pensez pas ??

"Ressources" Humaines

J’ai toujours eu du mal avec le terme « Ressources » Humaines. Et s’il y a un moment dans l’histoire de l’emploi où il me semble inapproprié, voire déplacé, c’est bien avec l’entrée récente de la Génération Y sur le marché du travail.

Il va sans dire que je ne suis pas contre ceux qui se dédient à la gestion administrative et humaine des individus en entreprises, bien au contraire. C’est plutôt de voir que ces spécialistes gèrent des « Ressources » Humaines qui provoque ma réaction allergique. Les Ressources, au sens générique, étant là pour être exploitées et pour répondre aux besoins de ceux qui souhaitent en tirer profit. Ressources naturelles, matérielles, minières, financières. Why not. Humaines ? I don’t think so!
L’offre de services que je suis à développer et l’étude de marché que je dois faire pour la rédaction de mon plan d’affaires, m’ont permis de jongler davantage avec ces notions. Je me suis par le fait même, cognée à certains enjeux de communication. Faut bien que les dirigeants sachent de quoi je parle. Et comment le faire sans employer le terme fourre-tout qu’est celui de « Ressources » Humaines ? Ma réponse a été simple et rapide : si jamais ils ne comprennent pas quand je leur parle de gestion des talents, ce dont je doute finalement, je rajouterai une couche d’explications. Je leur parlerai de ce qui m’anime, soit le côté humain et pratique de la gestion. Ainsi que le bien-être de chacun au boulot, patrons et employés confondus.

Les dirigeants de 2010 ne peuvent plus dire Mes employés et encore moins, MES ressources. Les Y n’appartiennent à personne d’autre qu’à eux-mêmes. Ils ne sont pas là pour qu’on exploite leurs compétences ou pour faire grandir l’organisation et ses profits. Ils sont là d’abord pour eux, pour être stimulés, apprendre et livrer. Et ils le feront ici, ou ailleurs. Ainsi détachés, ils se permettent de remettre en question leurs employeurs régulièrement et ne cherchent définitivement pas à élire domicile au bureau.

Comme je vous le mentionnais ici, la gen Y possède beaucoup de points distincts qui ne manquent pas de me charmer. Je me soupçonne d’ailleurs d’être l’une des leurs, née prématurément. Certains de mes ex boss pourraient probablement le confirmer, en collant leurs yeux au plafond.

La manière dont les Y abordent leur vie professionnelle, est certes dérangeante pour plus d’un gestionnaires, X de surcroît. Pourtant, ils ont tout ce qu’il faut pour bien cadrer dans notre industrie si rapide et créative. Peut être que de les connaître un peu mieux, au lieu d’essayer de les changer et les critiquer ?

Alors, quelles sont vos impressions sur les Y en milieu de travail ?
Y, vous répondez aussi, évidemment.

Moi, j’aime la Gen Y

Oui oui, moi, la X, j’aime la GenY. J’aime les Yers parce qu’à mes yeux, ils sont l’incarnation du why not et du vivre le moment présent. Deux thèmes chers à mon coeur, avec lesquels ma génération a souvent du mal. Moi, j’aime la GenY, parce qu’elle est allumée, créative, productive, curieuse et insouciante. Sa confiance en elle frôle l’arrogance et elle ne s’accroche pas les pieds dans les conventions. Bien que ça puisse la rendre cavalière à l’occasion.

En fait, j’aime la GenY pour les mêmes raisons que ma génération en arrache avec elle. Particulièrement les gestionnaires. Pourtant, quand on y regarde de plus près, cette génération possède des qualités fort utiles à l’industrie des comm-marketing. Certains annonceurs en télécom l’ont d’ailleurs saisi, vus certains postes clés qu’ils confient aux jeunes. Ce qui est peut-être une autre source de frustration pour les X qui ont attendu si longtemps pour se voir confier des responsabilités : « Dans not’ temps, on faisait not’ temps! » Mais…les temps changent. Toujours.

Je crois bien que de mieux connaître et aussi, apprendre à apprécier les Yers, serait bénéfique à plus d’une boîte. Encore faut-il le vouloir et y mettre les efforts. Donc du temps. Je reviendrai vous partager ce que j’ai compris de cette génération millénaire, question de voir si on peut mieux les estimer et qui sait, peut-être même les gérer. Pour le moment, voici une vidéo qui date de 2007. Elle décrit bien ceux et celles nés entre 1976 et 1994.

Et vous, ces Yers, ils vous inspirent quoi ?