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À la hauteur de ses talents

Après 3 ans à mon compte, à m’immerger dans la vie de gestion de mes clients, à suivre le fil de mes intuitions et apprentissages, voilà qu’une chose bien simple se confirme : Chaque boîte, studio, atelier, agence – chaque shoppe est aussi bonne que les talents qui y travaillent.

Quand on rafle des prix, qu’on se fait accorder de plus gros mandats, quand une entreprise conquiert de nouveaux marchés, augmente son chiffre d’affaires, que les services ou produits se démarquent en performance, c’est qu’on vibre à la hauteur de ses talents.

Ceux qu’on choisit, qu’on encadre, qu’on développe. Ceux qu’on inspire et qu’on contamine avec son projet d’affaires. Ceux pour qui s’alignent les conditions favorables, pour qu’un talent à la fois, la shoppe nivelle vers le haut.

Depuis 3 ans, c’est ça ma job – aider les dirigeants de petites entreprises créatives à niveler vers le haut.

Perds pas ton temps avec celui qui sait

Celui qui sait, par inconscience, arrogance, ou par peur de s’exposer dans son ignorance, n’est jamais disposé à apprendre. Il sait.

Dans notre contexte où tout va vite vite, il paraît impensable de laisser l’autre aller d’essais en erreurs. Cette approche demeure toutefois la plus efficace, particulièrement avec ceux qui savent. Il faut leur laisser le temps de nous rejoindre dans notre évaluation de leurs besoins d’apprentissage.

Attendre en regardant les erreurs s’accumuler peut nous sembler impensable, voire invivable pour le contrôlant, à tendance perfectionniste. Cela dit, l’énergie non gaspillée à insister auprès de l’autre, ces heures sauvées à ne pas tenter de lui vendre nos méthodes éprouvées – tout ça servira bien, quand l’employé finira par le réclamer. Faudra être à l’écoute et disponible ce jour là.

« Un homme ne peut apprendre ce qu’il croit déjà connaître »
- Épictète.

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en extra :

Pour plus de sages paroles – Le Manuel d’Épictète

Vingt fois sur le métier, ou Jiro rêve de Sushi.

Parce qu’aimer ce qu’on fait est précieux et que ceux qui se racontent me captivent.
Parce que tant qu’à remettre Vingt fois sur le métier notre ouvrage, il est préférable d’aimer…

Jiro, le « faiseur » de sushis de 85 ans, m’a séduite pendant les 88 minutes que dure le documentaire. L’artisan maître traduit bien mes deux phrases d’intro, tant en paroles que dans ses gestes quotidiens.

Jiro comme gestionnaire : « Je suis un meilleur leader qu’un collaborateur ».
Connaître sa place et l’assumer est d’une grande sagesse, ça aide à garder le cap. Sa manière de gérer est un peu comme la pratique de son art, simple et constante.

La quête de Jiro :
« All I want to do, is make better sushi. I’ll continue to climb, trying to reach the top…but no one knows where is the top. »

Ses clients : Sa relation à eux est via son art, qu’il offre cérémonieusement à son comptoir. Rien de plus, tout est là.

Un rédacteur culinaire résume : « You’re consuming Jiro’s philosophy with every bite. »

Ses fournisseurs : Ils sont choisis, tous, parce qu’ils sont experts. Chaque poisson a son expert, le riz aussi.

Tout ce que fait Jiro est gestion des talents – les siens, ceux de ses employés, ceux de ses fournisseurs – sans compromis.

« Ultimate simplicity leads to purity »

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au cinéma DuParc :
Jiro rêve de Sushi

Écouter

Depuis toujours, les gens se racontent tout naturellement à moi. Ça commence avec un simple “Comment vas-tu ?” et ça finit avec : “J’ai aucune idée pourquoi je viens de te raconter tout ça !” Ce qui ne cesse de me ravir, c’est la pertinence des récits. Ils semblent toujours coller à ma réalité du moment.

Anecdotes.
À 11 ans, mon professeur me racontait les enjeux d’être gai dans une ville comme Québec; prof gai de surcroît. Dès l’adolescence, j’ai été l’oreille où l’on déposait ses tracas amoureux et crises parentales. Eh oui, les parents aussi se confiaient. Jeune adulte néo montréalaise, j’ai eu droit à la vie de tous les chauffeurs de taxi immigrants qui m’ont conduite.

En agence, j’ai plus souvent qu’autrement été celle par qui on faisait “passer les messages”. Pendant mes années à La Tête Chercheuse, rarement je me suis assise à un bar ou dans un souper, sans qu’on me confie ses enjeux professionnels. Et désormais c’est de gestion d’employés dont on me parle. Même notre pédiâtre la semaine dernière nous a ouvert une longue parenthèse sur la difficile collaboration avec le staff de sa clinique.

Écouter.
De quoi je parle donc? Ben oui, d’écoute! La vraie là. Celle où on est disponible et Présent, généreux et non jugeant. L’écoute qui favorise le lien de confiance, où il est question de réel accès à l’autre. Lorsqu’il se révèle, au fur et à mesure d’indices et de preuves. Qu’il dévoile où il est, d’où il vient et ce qui le motive. L’écoute qui permet d’identifier les prises pour communiquer, gérer, aider.

Plusieurs affirment qu’ils ne savent pas écouter – ben voyons! D’autres diront que la vie des autres les intéresse peu, d’autant que tous ne possèdent pas le talent de raconter. J’en conviens.

Et si on considérait l’écoute comme un cadeau qu’on offre à soi-même ?

En 5è année, c’est de tolérance à la différence dont mon prof me parlait. Il a ainsi contribué à cultiver mon affection pour ceux qui sortent des rangs à un moment où j’étais déjà incommodée par la rectitude. Les chauffeurs de taxi immigrants, eux, m’ont introduite à ma nouvelle Montréal. Les employés frustrées, les autres en questionnement, les gestionnaires en crise de nerfs… tous m’éclairent, sans conscience, ni intention. Et ça continue.

Écouter n’est pas un sacrifice de temps ou d’énergie. Bien sûr quand l’un parle, c’est qu’il en a besoin et notre attention est ce don, qui lui permet de faire le point. Il n’en tient qu’à notre approche pour être deux à apprendre, si on s’attarde à faire nos liens. Pour y arriver, il suffit d’écouter.

nb: J’allais oublier un élément essentiel, d’autant qu’il fait partie des freins dans le conflit actuel qui oppose les étudiants et le gouvernement Charest : mettre son ego de côté.

L’écoute ne peut avoir lieu si l’on s’attarde qu’à son propre message. Si on obsède sur sa prochaine réplique et que notre motivation principale est d’avoir raison.

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en extra :

Pour ceux qui ont le sentiment de partir de trop loin :
Start looking like you careLook like you’re listening.

L’intimidation

Ce sujet complexe mijote depuis que j’ai visionné cette vidéo, qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Jamais Seuls de la Fondation Tel-jeunes. Superbement portée par les amis de chez Commun.

Les propos ont d’abord éveillé mes souvenirs de cour d’école. Me suis revue collée sur les victimes pour leur donner le courage de se tenir debout et m’attaquant aux bourreaux, espérant les affaiblir devant leurs cibles.

Le milieu du travail m’est evidemment venu à l’esprit. Avec quelques pâles copies d’anecdotes de mon primaire, puisqu’au travail il m’est déjà arrivé d’en rocker certains, injustement dominants.

J’y ai aussi vécu quelques scènes dans l’autre rôle. Pas des cas d’humiliation évidente, mais des subtilités psychologiques malsaines, exprimées par la manipulation ou l’abus de pouvoir.

Aujourd’hui, via les employés et/ou les patrons, j’entends des histoires qu’on n’ose pas trop qualifier d’intimidation. Et pourtant.

Des individus plus vulnérables, par nature ou circonstances passagères, qui se profilent en victimes sans en être conscients. Certains qui aboient pour se frayer un chemin professionnel. D’autres qui ne savent user de leur autorité autrement qu’en écrasant. Dans la majorité des cas, ces dansent se font en coulisse, à l’abri du regard et des oreilles des boss.

C’est la fréquente banalisation de l’intimidation et le refus de la voir qui m’incitent à effleurer le sujet aujourd’hui. Je veux juste ouvrir une brèche vers un « hmm, voyons voir »… Et nous sensibiliser au fait qu’on porte en nous les deux profils et que le comportement de l’un, commande souvent celui de l’autre. Ce qui rend difficile de savoir où tout ça commence.

Chose certaine, puisque l’un s’alimente de l’autre, si un des deux comportements cesse, l’autre finira par s’estomper. Pour arrêter, ça prend de la force et du courage, une lucidité rare aussi. D’où l’importance de l’aide et de l’appui. Même pour celui qui intimide ou qui abuse. On y pense moins, mais ses malaises liés à l’estime se situent dans la même zone fragile, que chez celui qui le subit.

Leurs vulnérabilités se ressemblent, ce sont leurs moyens de composer avec qui varient.

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En extra :

Gestion des talents :

Dealing with bullying at work guide.

How to manage a bully.

Normes et politiques :

Harcèlement psychologique

Harcèlement psychologique au travail – Comment rédiger une politique détaillée

Mise à pied

Avant de procéder à un listing pas du tout exhaustif de conseils « mise à pied », j’avise que : Jamais, jamais, à moins de s’appeler Donald Trump – je m’abstiens ici de nommer un équivalent lôcal – jamais, virer un employé sera agréable ou facile. Peu importe les trucs et astuces. Jamais!

Au mieux, on finira par comprendre qu’on rend souvent service, autant à l’employé remercié qu’à l’équipe qui le côtoie. Au pire, on vivra à chaque fois avec trac et culpabilité. J’ajouterais que plus on traitera la démarche de manière trop « personnelle », plus les malaises seront grands.

Passage à l’acte.

- On s’assure, deux fois plutôt qu’une, que nos raisons sont claires, simples et solides.

Voici une citation, plus actuelle que jamais, tirée Nicolas BoileauL’Art poétique (1674) : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Oh que Soeur Marguerite serait fière de moi !

- On met à pied discrètement. Au-delà du basique « pas devant les collègues », on évite de consulter ici et là. On gagne d’ailleurs zéro crédibilité quand on dit que « TOUTE l’équipe partage mon opinion ».

- On agit vite. Bien des gens sur le point de perdre leur job le sentent. Ou ils savent carrément. Rien ne sert de trainer.
nb : Le fait qu’ils ne démissionnent pas ne veut pas dire qu’ils n’ont pas conscience de la situation. Parfois ils espèrent, souvent ils sont confus, parfois ils profitent de nos peurs.

- On est bref et concis. Court et très factuel bilan avec l’employé. Les plus, les moins, le pourquoi de la décision. Pour que l’employé comprenne que la démarche est réfléchie, donc moins discutable.

- On remercie pour la contribution. On le fait parce qu’on le pense. Et pour les meilleures traces laissées, chez nous comme dans le marché. Et on se souvient que trop c’est comme pas assez.

- On n’oublie pas d’écouter. Les questions et les inquiétudes. Faut être prêt à répéter les motifs de la mise à pied, en s’en tenant à la raison principale.
Il est souhaitable aussi d’être prêt pour l’aspect administratif : date de terminaison souhaitée, avis de cessation ou dédommagement, calcul des vacances dues, etc.

- Un dernier point, qui va selon, on peut discuter de la manière dont l’information sera communiquée à l’équipe et au sein de l’entreprise.

La mise à pied est un acte aussi crucial que celui d’embaucher. Tous deux, selon la qualité de leur déroulement, ont un impact sur la confiance des employés dans leur employeur, ainsi que sur l’énergie générale au sein de l’organisation. Tous deux ont un impact sur la productivité.

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en extra :

D’autres mots sur la mise à pied :
Letting people go with transparency and dignity.

No liste pour 2012

Une liste de résolutions – me remettre au tennis, finir chambre à coucher, équilibrer vie perso, plus de clients, moins d’impatience – au cours d’une année qui en a déjà son lot, c’est pour moi une liste de trop : no liste pour 2012.

J’ai toutefois fait mon bilan de l’année 2011.
Pour :
- constater que mon travail est une source de satisfaction encore plus grande que j’aurais pu l’espérer, evermerci à mes clients
- réaliser que ce blogue est lu et référé plus que j’aurais pu le planifier – merci aux lecteurs
- apprécier le flow entre le boulot et la famille
- et enfin, reconnaître la liberté et l’intégrité professionnels que me procure le travail autonome

Bien sûr, mon bilan est en lien avec ma liste de résolutions du 1er janvier 2011. Cela dit, ce sont davantage mes aspirations claires et les actions qui en ont résulté, que les sur une to-do-list, qui expliquent mon contentement.

Pour la nouvelle année qui débute, je vous souhaite de l’amour. À profusion. De l’amour pour tous ceux qui vous entourent et de l’amour pour ce que vous faites.

Je vous souhaite aussi une vision. Assumée. De la couleur et de la grandeur qui vous font vibrer. Ainsi, les mots et les actions suivront, ils s’inscriront dans votre flow.

Belle et heureuse 2012 !

Talents durables

Gérer les talents en tenant compte d’une vision à plus long terme tout en considérant ce mode d’emploi favorisera leur efficacité et leur durabilité.

Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

- Rapport Brundtland, 1987

weberies d’une conseillère en gestion des talents

Tranches de web portant sur la gestion des talents : patrons, employés, leadership, psychologie, communication, etc.

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« The absence of acknowledgment and encouragement can very easily turn into the perception of a critique »
- Encourage talent if you want it to grow.

« Your ability to communicate with care and compassion is actually felt and builds trust. There’s a bonus in it for you, too. Richard Boyatzis’ research on the positive physiological effects of compassion shows it reduces power stress, a unique stress experienced by leaders. »
- Effective leadership begins with professional intimacy.

« Un employé qui s’est distingué par sa grande compétence et par sa contribution à l’atteinte des objectifs de l’entreprise (…) sera-t-il aussi compétent comme gestionnaire qu’il l’a été comme expert ? »
- L’étoffe d’un boss.

En écho à ces mots qui trop souvent prennent leur sens dans la réalité des patrons : « Hire for talent, fire for attitude »
- What your attitude needs is a swift kick in the butt.

Bilan et boîte à idées

Après un an et demi plus à mon compte, je peux dire sans hésiter que je suis une conseillère en gestion des talents comblée. Je le suis grâce à mon boulot sur mesure, grâce à des clients exceptionnels et aussi, grâce à leurs employés. Tous aussi uniques qu’intéressants.

Riche constat : entre ce que je souhaite faire pour contribuer et garder mon sens, et ce que mes clients verbalisent quand il parlent de nos collaborations, tout se trouve parfaitement aligné. C’est ce que j’appelle être dans son élément, ce que d’autres nomment très justement le flow.

Au cours de ce bilan, j’ai considéré ma présence sur le web et aussi, bien que je m’en serais passée, j’ai évalué mes activités de développement des affaires. Euuh… activités ?

L’aspect un peu traître du 2.0, c’est de parfois avoir l’impression que si je suis assez présente et active sur les internets, mon effort de guerre sera fait et les clients viendront me chercher. Euuh… Je sais pourtant très bien que ma valeur réside dans les échanges en personne. Conclusion, ma présence 2.0 devrait être davantage au service de mon talent intérêt défaillant pour la vente.

Avec l’aide de mon ex adoré et de ma chum Isabelle, merci merci à vous deux ! Nous nous sommes remués les méninges pour traduire le mieux possible l’essence de mes services. On s’est vite rendus compte que ce sont les clients qui font ça le mieux. Voilà où ça en est pour le moment : à propos.

Le dernier aspect de ma démarche vous concerne vous, lecteurs. Les réguliers et les sporadiques. Vous êtes peu à vous manifester en commentaires, mais google analytics m’indique que vous êtes bien là et je vous en remercie !

Aujourd’hui, en ce 11.11.11, j’aimerais vous sonder, connaître vos désirs, besoins, suggestions, commentaires, quant à ce blogue.

Des sujets ou thèmes spécifiques à aborder ? Envie d’une chronique – réponses à des questions anonymes de gestionnaires et d’employés ? Allez-y la boîte à idées est à vous ! Bon timing en plus, avec McLuvin’ de chez Commun qui a les mains dans le filage de mon site.

Grand merci !