Wow clients

Mes clients ont des histoires personnelles et professionnelles variées et très enrichissantes. Le plus green en est à sa quatrième année, et compte quatre employés. Le plus sage, 25 ans en affaires, emploie près de 40 talents. Autres profils : entrepreneur solo ou avec associés, au tournant d’une croissance ou à penser relève, en quête de renouveau, etc.

Malgré la diversité, plusieurs points les relient. Comme leur volonté de fer. Celle de toujours faire plus et mieux. Pour la business bien sûr, mais aussi pour les talents qui travaillent pour et avec eux. Chez la majorité des dirigeants, même quand les affaires vont bien, les préoccupations liées à la rémunération et au bien-être de leur monde n’arrêtent pratiquement jamais. Le pourvoyeur est une étiquette répandue. Celui qui assure la stabilité en se prenant le stress, en silence. Difficile pour les employés de comprendre. Ils sont peu conscients et semblent parfois ingrats.

Pour en rajouter, un entrepreneur se lance rarement en affaires dans le but de réaliser « le rêve » de diriger des employés. Créer des emplois, oui mais, gérer du monde !?

Ils apprennent donc à l’instinct, en marge d’assurer la survie de l’entreprise. Ils finissent par se débrouiller, non sans en écorcher quelques-uns au passage. Et ils s’endurcissant dans le processus, faute de trop de sensibilité. Vraiment !

Ceux qui durent, continuent d’avancer et ils s’isolent fréquemment. Peu de gens leur semblent en mesure de comprendre leur réalité. Comprendre ? Peut-être. Ressentir ? Pas vraiment. À cela s’ajoute le phénomène du « J’suis capable tout seul », mantra fort répandu chez l’entrepreneur.D’où les moments de solitude qui finissent par nuire à leur sens critique. « Lonely at the top » they say. Même ceux qui sont en partenariat d’affaires peuvent finir par se cloîtrer. Peuvent même aller jusqu’à prendre des directions opposées. À cause des expertises distinctes, ou par souci basique des territoires. Parfois, par rivalité non déclarée.

Je me demande si toutes ces observations font partie des raisons pouvant aussi expliquer la baisse marquée de l’entrepreneuriat au Québec. Plus de détails sur cette réalité ici.

Là où l’un de mes nombreux wow clients se manifeste, c’est quand je les vois s’ouvrir et chercher. Toujours volontaires, ils sont prêts à s’investir pour améliorer et revisiter leur approche. Certains en sont à leurs premiers pas, d’autres doivent revoir leur histoire et questionnent certains acquis. Assouplissement d’ego et cran sont sollicités.

Depuis plusieurs mois, j’ai le privilège de confirmer mon respect et mon admiration pour ces cas à part que sont les entrepreneurs. À cela s’ajoute, à mon grand plaisir, estime et attachement.
Et oui, je suis choyée !

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2 Réponses sur “Wow clients”

  1. Michael dit :

    Le plus « green » te remercie encore de ton intervention du mois passé. Ses employés aussi d’ailleurs, parce qu’il a retrouvé sa bonne humeur, même s’il est un peu plus directif. 🙂

    Je me reconnais tellement dans ce que tu écris dans ce billet, probablement comme bien d’autres!

    Je suis heureux de pouvoir compter sur toi, t’es ma « directrice des RH » à temps partiel préférée (pas que j’en ai d’autre mais bon…), et un excellent « sounding board » pour tout ce qui touche l’apprentissage du métier d’entrepreneur. Puisque c’est un éternel défi, je pense que je suis abonné pour un bout…

  2. Nathalie Bertrand dit :

    T’es à peine le plus « green » Michael! Merci pour ce gentil commentaire et c’est avec grand plaisir que je continuerai de collaborer. Mais au rythme où tu allumes et réagis, pas certaine que tu auras besoin de mon aide encore longtemps 😉